THE BEATLES
1/Contrairement aux Stones, les premiers SP étaient d'un design très sommaire et dans une pochette de papier ordinaire. Le nom prestigieux devait suffire pour motiver l'achat, la preuve j'ai acheté en 1967 ce "All you need is love" à Monoprix pour la somme de 6,50 francs ! En revanche les morceaux étaient assez longs grâce à un final interminable et répétitif ce qui, dans notre logique d'ados fauchés nous faisait dire que la longueur totale d'enregistrement approchant celle des défunts EP à quatre chansons on faisait une bonne affaire...

2/Même schéma pour ce "Hey jude" : pochette limite et morceau "interminable". C'est curieux à l'époque les autres groupes forçaient sur des intros relativement longues (naissance du rock progressif), les Beatles eux démarraient "court" mais "n'en finisaissaient pas de shunter la fin des morceaux...

THE BEE GEES
1/N'en déplaise aux puristes intégristes de la pop, pour moi, la production sixties des Bee Gees était loin d'être insignifiante. Dans le contexte musical de l'époque ces enregistrements et leur son étaient loin d'être ringards. Là aussi papier ordinaire pour la pochette mais un graphisme amusant qui me plaisait bien et illustrait l'aspect humoristique du disque. Autre intérêt deux morceaux célèbres sur le même SP c'était très rare...

2/Ce SP moins connu, je ne regrette pas également de l'avoir acheté car les morceaux sont assez réussis. Le design de la pochette en particulier les couleurs et les tracés de lettres sont typiquement "pop art"

WILSON PICKETT
1/Ce morceau, je l'entendais surtout en boïte de nuit (cf. "La Péniche" dans "Mes mythes sixties" et "Autopsie d'un vinylmaniaque"). C'était un vrai classique qui générait une sorte de Jerk "planant" correspondant à l'ambiance du night club. Je décidais donc l'achat de ce single pour essayer de reproduire at home cette ambiance dans laquelle je me fondais des nuits entières au chaud dans les flancs de cette grosse péniche amarrée face à la ville qui nous attendait pour nous bouffer...

2/Autre "classique" de "La péniche" avec en plus la symbolique des paroles... Je préférais et préfère encore cette version à l'original du "Loup des steppes" presque caricatural à force de décibels et de sons métalliques...

CANNED HEAT
1/Musique de boîte toujours : là aussi, même si cela peut paraître surprenant de nos jours vu les morceaux volontairement syncopés qu'utilisent les discs jockeys (en 68 on disait "disquaires") je le répète on était plutöt dans la musique "d'ambiance". Le club était plutôt un abri dans lequel se rassemblaient (cachaient) certains jeunes fuyant, même quelques heures, la réalité de l'extérieur. Cette symbolique était accentuée par le fait que nous étions dans un bateau amarré à cette rive...que nous avons hélas dû nous résigner à rejoindre les uns après les autres !

2/Canned heat et "the bear" avaient un impact énorme. Leur production moins commerciale, ces blues et boogies somptueux que j'écoute encore avec plaisir cohabitent dans ma mémoire avec ces morceaux courts "spécial hit-parade" qui passaient souvent à la radio.


LA FIN DU SPENCER DAVIS GROUP...
Ce groupe que j'affectionnais tout particulièrement (voir "Autopsie d'un vinylmaniaque" éclata au moment même du "passage" aux singles. Exit donc ces mythiques EP du SDG et revoilà tout d'abord un SP mentionnant "nouveau" Spencer Davis Group. En fait il manque tout de même Steve Winwood et cela change tout... Malgré tout ce "Time seller" comporte un accompagnement au violon électrique qui, à l'époque, était assez original...

... AMENE LA NAISSANCE DE TRAFFIC
Traffic...autre "morceau" du SDG c'était un tout autre niveau musical ! Steve Winwood était le vrai leader du SDG et le prouve avec ce "Hole in my shoe" avec son style "néo-oriental" alors en vogue et qui s'écoute sans une ride en 2006...

SMALL FACES
Eux n'avaient pas encore disparu... ce qui se produisit du moins dans nos bacs avec ce premier et dernier single. Pourtant Itchycoo park était un morceau vraiment intéressant : d'abord par sa mélodie, ensuite par l'utilisation d'un son totalement nouveau "guitare acoustique amplifiée" qui annonce "Tommy" des Who, enfin par les effets de déformation sonore qu'Hendrix utilisait également à l'époque.

VANILLA FUDGE
Les "Vanilla" étaient, du moins en France, un groupe assez confidentiel spécialisé dans des adaptations notamment de soul... Mais quelles adaptations ! La longue intro de ce "You keep me hangin on" est un modèle de son psychédélique. J'adore toujours ce morceau qui passait de temps en temps sur certaines radios.

GROUPES MYTHIQUES DITS (à l'époque) " SUPER GROUPS"
1/4 Cream : Badge/What a bringdown

Cream, c'était de long morceaux, la technique musicale primait sur les compositions qui étaient d'ailleurs souvent des reprises de blues. On entendait ce "badge" qui était loin de représenter le style de Cream mais qui était sympa à écouter, notamment le fabuleux final à la guitare, là aussi le son était déformé... Bref, pour les éternelles raisons financières, si je voulais "du Cream" je n'avais pas le choix j'ai donc déboursé les 6,50 francs nécessaires.

2/4 Status quo : Picture of matchistick men

Un morceau étonnant passait à la radio, le son, "ultra-électronique" pour l'époque plaisait beaucoup aux amateurs de psychédélisme. Il eut un succès moyen, le nom du groupe resta longtemps confidentiel... Status quo. Des années plus tard on reparla de ce groupe qui cassait la baraque avec un style totalement différent, au point qu'un ami "branché pop seventies" écoutant mon vieil SP avait de la peine à admettre qu'il s'agissait du même groupe !

3/4 Ten Years After : Portable people/The sounds

TYA, c'était le concurrent de Cream, ils s'attaquaient au même public, même style de musique... Ils s'essayèrent eux aussi au hit parade comme Cream et toujours pour les mêmes raisons financières je me risquai à acheter ce SP et là je dois dire que j'avais fait une erreur...

4/4 The Stooges : 1969/Real cool time

Cette année 69 était celle de toutes les révolutions : sociale, musicale, sexuelle, les chansons l'évoquèrent donc de Gainsbourg aux Stooges en passant par Shadows of knight ("Gloria 69" on en reparlera...). La violence des Stooges illustrait bien l'état d'esprit de la jeunesse à cette époque : on le passait souvent à plein pot dans nos petites soirées fines...


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