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2/Canned heat et "the bear" avaient un impact énorme. Leur production
moins commerciale, ces blues et boogies somptueux que j'écoute
encore avec plaisir cohabitent dans ma mémoire avec ces morceaux
courts "spécial hit-parade" qui passaient souvent à la radio. Cream : Badge/What a bringdown Cream, c'était de long morceaux, la technique musicale primait
sur les compositions qui étaient d'ailleurs souvent des reprises
de blues. On entendait ce "badge" qui était loin de représenter
le style de Cream mais qui était sympa à écouter, notamment le
fabuleux final à la guitare, là aussi le son était déformé...
Bref, pour les éternelles raisons financières, si je voulais "du
Cream" je n'avais pas le choix j'ai donc déboursé les 6,50 francs
nécessaires. Status quo : Picture of matchistick men Un morceau étonnant passait à la radio, le son, "ultra-électronique"
pour l'époque plaisait beaucoup aux amateurs de psychédélisme.
Il eut un succès moyen, le nom du groupe resta longtemps confidentiel...
Status quo. Des années plus tard on reparla de ce groupe qui cassait
la baraque avec un style totalement différent, au point qu'un
ami "branché pop seventies" écoutant mon vieil SP avait de la
peine à admettre qu'il s'agissait du même groupe ! Ten Years After : Portable people/The sounds TYA, c'était le concurrent de Cream, ils s'attaquaient au même
public, même style de musique... Ils s'essayèrent eux aussi au
hit parade comme Cream et toujours pour les mêmes raisons financières
je me risquai à acheter ce SP et là je dois dire que j'avais fait
une erreur... The Stooges : 1969/Real cool time Cette année 69 était celle de toutes les révolutions : sociale,
musicale, sexuelle, les chansons l'évoquèrent donc de Gainsbourg
aux Stooges en passant par Shadows of knight ("Gloria 69" on en
reparlera...). La violence des Stooges illustrait bien l'état
d'esprit de la jeunesse à cette époque : on le passait souvent
à plein pot dans nos petites soirées fines... ACCUEIL Vinylmaniaque.com

1/Musique de boîte toujours : là aussi, même si cela peut paraître
surprenant de nos jours vu les morceaux volontairement syncopés
qu'utilisent les discs jockeys (en 68 on disait "disquaires")
je le répète on était plutöt dans la musique "d'ambiance". Le
club était plutôt un abri dans lequel se rassemblaient (cachaient)
certains jeunes fuyant, même quelques heures, la réalité de l'extérieur.
Cette symbolique était accentuée par le fait que nous étions dans
un bateau amarré à cette rive...que nous avons hélas dû nous résigner
à rejoindre les uns après les autres !


Ce groupe que j'affectionnais tout particulièrement (voir "Autopsie
d'un vinylmaniaque" éclata au moment même du "passage" aux singles.
Exit donc ces mythiques EP du SDG et revoilà tout d'abord un SP
mentionnant "nouveau" Spencer Davis Group. En fait il manque tout
de même Steve Winwood et cela change tout... Malgré tout ce "Time
seller" comporte un accompagnement au violon électrique qui, à
l'époque, était assez original...
Traffic...autre "morceau" du SDG c'était un tout autre niveau
musical ! Steve Winwood était le vrai leader du SDG et le prouve
avec ce "Hole in my shoe" avec son style "néo-oriental" alors
en vogue et qui s'écoute sans une ride en 2006...


Eux n'avaient pas encore disparu... ce qui se produisit du moins
dans nos bacs avec ce premier et dernier single. Pourtant Itchycoo
park était un morceau vraiment intéressant : d'abord par sa mélodie,
ensuite par l'utilisation d'un son totalement nouveau "guitare
acoustique amplifiée" qui annonce "Tommy" des Who, enfin par les
effets de déformation sonore qu'Hendrix utilisait également à
l'époque.
Les "Vanilla" étaient, du moins en France, un groupe assez confidentiel
spécialisé dans des adaptations notamment de soul... Mais quelles
adaptations ! La longue intro de ce "You keep me hangin on" est
un modèle de son psychédélique. J'adore toujours ce morceau qui
passait de temps en temps sur certaines radios.

De nouveaux « Super-groups » comme on disait apparaissent en même
temps que les SP...



