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. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « Nostalgie des années soixante »

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HISTOIRES DE DISQUES :

Johnny Hallyday...
en 33 tours

01-08-2020

Tous les mois je vous présente des photos autour d'une thématique.
Cette rubrique sera récapitulée sur une série de pages du sites au fur et à mesure des publications.
On va soit les retrouver dans la rubrique "Histoires de disques" soit dans la rubrique "Nostalgie sixties". (Voir le plan du site sur la page d'accueil)

Je l’ai déjà précisé sur le site, je ne suis pas fan absolu de Johnny Hallyday. C’est comme pour le cinéma, la nourriture et bien d’autres choses… chacun a ses goûts, l’important est de se faire plaisir et aussi de se respecter les uns les autres.

En tout cas, malgré tout, ma nostalgie des années soixante me fait auditionner de temps en temps de vieux enregistrements « hallydiens ». Je suis même parfois ému en écoutant de nouveau «L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Souvenirs Souvenirs »… Un journaliste qui était venu chez moi pour la promotion de mon livre s’était ainsi étonné de découvrir un vinyle de Johnny Hallyday acheté récemment alors que je venais de lui dire que je n’appréciais pas particulièrement l’idole nationale. Il ne comprenait pas cette contradiction, peut-être est-ce vraiment incompréhensible ? En tout cas j’ai toujours eu de bons rapports avec les fans de « l’idole des jeunes ».

Les disques de Johnny Hallyday que je possède répondent toujours à la même démarche : un rapport rareté/prix de vente intéressant, une découverte au hasard de mes recherches … Dans ce cas, l’instinct du collectionneur joue, mais comme pour certains autres artistes je ne ferai jamais de « folies » financières pour les raisons précisées ci-dessus. Pour ces albums c’est l’intérêt « historique/nostalgique » qui prime. J’ai présenté pas mal de vinyles de Johnny sur le site dans les galeries de pochettes sous la thématique « yéyé-twist ». J’ai également mise en ligne une page spécifique sur les 45 tours de Johnny Hallyday (CLIQUER ICI)

Je me propose de présenter et surtout évoquer quelques 33 tours parmi ceux que j’ai dénichés ici ou là. Ils sont donc déjà évoqués sur le site mais « éparpillés ». Il s’agit de détailler dans leur globalité le « pourquoi » autour de ces achats et éventuellement de mettre à jour leurs cotations :

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(Photo 1) «  N° 2 », 33 tours. 25 cm, Philips B 76.547 R, (1962), 40 euros* / Il me fallait au moins un 25 cm de Johnny… J’ai trouvé celui-là. En tout cas c’est une vraie « vieillerie » musicale de 1962 tout de même. L’originalité du support et toujours le prix « intéressant » ont donc motivé cet achat d’il y a deux ou trois ans. De nombreuses rééditions existent mais là c’est l’original.

(Photo 2) « Le disque d’or », 33 tours. 30 cm, Mode MDINT 9072, (1962) 40 euros* / Une compil mais période sixties sous ce sous-label de Vogue. Cette firme on le sait grava les premiers enregistrements « hallydiens ». Ensuite Johnny « passera » chez Philips. Ce vinyle n’est pas « rare rare » mais tout de même c’est un pressage « BIEM » pur jus. La pochette est assez représentative dans mes souvenirs d’enfance de l’image médiatique des débuts… L'idole des jeunes était ainsi souvent représentée sur les photos, guitare en main ou en bandoulière.

Photo 3 « En spectacle », 33 tours. 30 cm, Mode MD 5022 (Canada), (1963) 45 euros* / Ce disque sixties canadien du début des sixties, qui a donc la pochette carton un peu forte et légèrement satinée est une curiosité, il est quand même assez rare. / Je l'ai acheté directement au Canada à une personne qui vendait un lot de disques. Elle est toujours sur la liste de diffusion aussi j'en profite pour la saluer si elle lit ces lignes. Ce disque contient de très vieux morceaux rassemblés dans cette compilation avec le même sous-label Vogue que celui de de la photo n° 2..

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Photo 4 « La génération perdue », 33 tours. 30 cm, Philips P 76 70.381 L, (1966)
35 euros* /
Le style grandiloquent genre beau ténébreux de cette « Génération perdue » était adopté par Johnny à l’époque. Il y a à l’intérieur « Cheveux longs idées courtes » qui répond à la contestation du personnage « Johnny » par les jeunes adeptes de l’esprit « beat génération » et en particulier par Antoine et ses "Elucubrations". « Jojo » faisait indéniablement partie des « anti mai 68 » (ou a minima de ceux qui sont passé à côté), et représentait donc une partie de la France. Mais dans ce cas que restait-il de l’esprit contestataire « rock » ?

Indéniablement les temps ont changé, un recyclage s’impose. Savoir rebondir, c’est la caractéristique des gagneurs. On verra les prochains personnages sur les disques suivants. Pourquoi cet achat ? Toujours la même histoire, « un prix bas ? Un disque assez rare ? J’achète... » En plus il s’agit du tout premier pressage original.

De nombreuses rééditions inondent en effet le « marché ». L’une d’entre elles, est en revanche rarissime, elle a donc une cotation très élevée. Là encore une réédition, par sa rareté prime le pressage original pour les collectionneurs pointus.

Photo 5 « Rêve et amour », 33 tours. 30 cm, Philips 844.895 BY, (1968) 30 euros* / Cette pochette, de loin, fait de l’effet. De toute évidence elle est inspirée par les folies graphiques du courant pop-rock anglo-saxon.

En la regardant de plus près le collage de la photo du visage de Johnny détouré fait un peu « bricolé ». Une sorte de naïveté est exprimée, à moins qu’il s’agisse d’un clin d’œil comique comme le faisait Jean-Marie Périer sur SLC ?

Photo 6 « Rivière ouvre ton lit », 33 tours. 30 cm, Philips 844.971 BY, (1969) 27 euros* / La période "Micky Jones et Tommy Brown" se caractérise par une nouvelle adaptation récup. Cette fois-ci c’est le courant pop anglo saxon qui tenait à l’époque le devant de la scène rock qui va être utilisé un peu sur le tard, tout en fin des sixties. Il faut reconnaître que les fans ont suivi cette nouvelle métamorphose, ce nouveau style musical fut positif pour la carrière de Johnny. « Cheveux longs idées courtes » est oublié, il se les laisse pousser lui aussi…

Je ne voyais pas souvent ce disque en aussi bon état sur les lieux de vente. En plus avec un prix bas je me suis dit « pourquoi-pas ? »

Autres 33 tours 30 cm de Johnny Hallyday présentés sur le site :

CLIQUER ICI (photo 1)

CLIQUER ICI (photo 5)

CLIQUER ICI (photo 6)

CLIQUER ICI

Chronique d'un vinylmaniaque / Août 2020

Bonjour à tous,

L’écoute des vinyles, normalement se pratique en milieu clos… En période estivale on peut penser qu’elle est plus que rare en journée sur les plages et autres lieux de loisirs. Il existait pourtant jadis des électrophones à piles que quelques frimeurs exhibaient sur les plages. On imagine le sable qui vole avec le vent côtier et vient délicatement se poser sur les sillons… Les plus mythiques de ces appareils alimentés soit par piles soit cumulant piles et secteur, pour la marque Teppaz se nommaient Pirouett, Tourist, Transit, Pic Nic, Teepy, Bi-Balad…  Sans parler des nombreux appareils d’autres marques eux aussi à piles ou mixtes.

Tout cela pour imaginer que l’activité « vinylistique » est réduite en ce moment, peut-être en soirée si on reste chez soi. Ceux qui se risquent à déplacer leur matériel d’écoute de vinyles sur leur lieu de vacances ne doivent pas être nombreux, vous en conviendrez. Reste pourtant la possibilité d’en acheter pour « plus tard » sur les brocantes qui fonctionnent, principalement sur les lieux estivaux malgré les règles sanitaires…

Pour ma part je dois avouer que question achats c’est le calme plat. Les vide-greniers sont rares, espérons qu’en septembre... La salon international du disque de Bordeaux se tiendrait le 17 octobre prochain… Mais sommes-nous sûrs que les manifestations annoncées auront bien lieu ? Il nous faut nous habituer, autant pour les choses « sérieuses » que pour les loisirs à cette nouvelle vie en point d’interrogation.

Les pics de chaleur estivaux me permettent de rappeler la fragilité du vinyle laissé par exemple imprudemment dans un coffre de voiture… Essayez avec un vinyle de Michèle Torr (j’ai pris cet exemple au hasard…), vous retrouverez ce dernier presque à l’état liquide… suivant la chaleur ambiante. Certains vous diront qu’en revanche le froid, l’humidité « c’est pas grave ». Lorsqu’ils verront du moisi sur le vinyle, la pochette gondolée, avec des auréoles jaunes (simplement à cause de l’eau n’imaginez pas des choses…) peut-être changeront-ils d’avis.

Je vais terminer avec une pensée pour ces jeunes, voire très jeunes, qui découvrent le disque vinyle. Je pense notamment à Maëlle… De nouveaux tourne-disques qu'on trouve à la vente, genre électrophones "revisités" permettent l’écoute dans une petite chambre avec un minimum de contraintes techniques et surtout de place perdue. Certains diront que techniquement c’est pas top. Je leur rétorque que ce type d’écoute ramène aux souvenirs de certains d’entre nous, « pionniers » du baby-boom. Auditionner une galette vautré sur son couvre-lit, c’est carrément une publicité Teppaz !

Espérons que le mois prochain sera plus fertile en anecdotes sur notre loisir.

Amitiés vinylmaniaques, profitez du beau temps et... continuez à faire attention à vous,

SERGE