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. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « Nostalgie des années soixante »

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1996... 2016 : évolution de certaines cotations de disques

01/05/2019

Tous les mois je vous présente des photos autour d'une thématique.
Cette rubrique sera récapitulée sur une série de pages du sites au fur et à mesure des publications.
On va soit les retrouver dans la rubrique "Histoires de disques" soit dans la rubrique "Nostalgie sixties". (Voir le plan du site sur la page d'accueil)

1. Eddie Cochran
Inedits (1964)
Liberty LBY 1209
(1996) 45 euros* (2016) 45 euros*
2. Chuck Berry
Le disque d'or (1967)
BIEM/ Mercury 134.033 MCY
(1996) 25 euros* (2016) 25 euros*
4. Burt Blanca
LP "Barbara sings Barbara"
Aucune information
(1996) 10 euros* (2016) 10 euros*

Les éditions « Juke Box », éditent des argus du disque depuis les années 90… Sur cette question des cotations leurs estimations se sont qu’une composante dans les comparaisons qui m’amènent aux cotations que je propose. Il m’a cependant paru intéressant de vérifier les impressions que j’ai en tant qu’acheteur de vinyles anciens depuis des dizaines d’années maintenant sur l’évolution des prix dans le temps…. Les cotations "Juke Box" sont datées, cela permet une comparaison précise.

Les albums de rock « classique / pionniers » par exemple me paraissent avoir des cotations qui baissent, en tout cas au travers des prix proposés par les marchands spécialisés. Peut-être que la génération des premiers fans qui écoutaient avec ferveur Elvis, Haley, and co disparaît petit à petit… En tout cas j’ai essayé de comparer sur les argus « Juke Box » l’évolution des prix pour les mêmes disques entre les éditions de 1998 à 2016, histoire d’avoir un repère objectif… Pour « Juke-Box » en fait de baisse on est dans la stabilité, on retrouve souvent les mêmes prix presque vingt ans plus tard. Il s’agit tout de même d’une baisse vu l’inflation.

Voici trois exemples de disques relativement « courants » (pour les collectionneurs). Ces trois albums ont la même cotation, pour « Juke Box magazine », sur une vingtaine d’années. Donc leur valeur baisse d’au moins
20 % en tenant compte de l’inflation…

1. The Beatles
Rubber Soul (19)
Odeon OSX 232
(1998) 25 euros* (2016) 35 euros*
2. The Beatles
Sgt Pepper Slonely hard Club band (1967)
PMC 7027
(1998) 35 euros* (2016) 150 euros*
4. The Beatles
album dit "Le double blanc" (1968)
Apple SMO 2051/52
(1998) 30 euros* (2016) 30 euros*

Dans le même esprit que pour les vinyles de rock dit classique, je me suis risqué à comparer les cotations de disques français des Beatles…

Dans ces trois nouveau x exemples, excepté curieusement pour le double blanc premier pressage*, on constate des augmentations de prix parfois importantes comme pour le Sergeant Pepper PMC 7027. (*Vu le nombre de visiteurs du site me demandant la cotation du double blanc premier tirage, il doit effectivement en avoir pas mal en circulation). Pour les disques d’autres artistes sixties pop-rock on peut constater la même tendance. En revanche pour les albums yé-yé-twist sixties on retrouve, à mon avis la baisse des prix... Ceci dit nombre de vinyles de cette catégorie restent avec des cotations tout de même élevées.

Ceci dit (plutôt écrit) l’évolution dans le temps des valeurs des collections doit être appréhendée avec précaution… Les comportements d’acheteurs éventuels sont fluctuantes : effets de mode, de générations… Il n’est hélas pas interdit de penser que la valeur de nos chers vinyles pourrait certes augmenter dans le temps, mais aussi baisser… Pour ma part, cet aspect « patrimonial » de la succession des collections est loin d’être une obsession. Quelque part si les cotations des vinyles anciens baissaient vraiment (on en est loin je vous rassure) cela permettrait d’acheter encore plus de belles pièces !

E D I T O R I A L / mai 2019

Le 24 avril nous avons appris le décès de Dick Rivers... Dans la première mouvance yéyé-twist française, en terme de popularité il y avait Johnny, Eddy et Dick... Vu mon âge j'ai plutôt suivi l'arrivée de la pop-rock anglaise mais Dick Rivers donnait l'image d'un gars sympa. Il avait une belle voix qui finalement était encore plus percutante lors des émissions de radio auxquelles il participait.

Quelques pochettes de Dick dans ma collection :

http://www.vinylmaniaque.com/repert7/eps-yeye60-dick.jpg

http://www.vinylmaniaque.com/repert11/les-chats-sauvages.html

http://www.vinylmaniaque.com/pochettes2/dick-rivers.jpg

http://www.vinylmaniaque.com/repert9/25cm9-chats1.jpg

Avec ces séries de décès j'ai de plus l'impression de tenir une rubrique nécrologique. Une époque s'éloigne, qu'on le veuille ou non, au point que certains évoquent de plus en plus souvent "la fin du rock"...

En effet, sur plusieurs médias ce sujet douloureux est abordé. Dans le top 10 des artistes les plus écoutés en ligne on trouve du rap, du rnb, de l’électro… pas un seul rocker. Dur, mais moi-même dans certains de mes écrits sur « la relève pop-rock » trouve cette dernière bien moins créative que les glorieux anciens. Je rejoins les journalistes sur l’époque époque actuelle bien plus « consensuelle » musicalement, par opposition à « l’esprit rock »…

Certes cette musique a toujours ses amateurs, mais dans notre bulle nostalgique nous sommes un peu hors des courants actuels. Ce questionnement teinté d’une forme d’inquiétude rejoint la constatation au niveau des cotations de la baisse, relative certes, des albums de rock les plus anciens. Une génération s’efface au moins socialement, comment imaginer que culturellement elle se maintienne au top de l’actualité ?

Certains « jeunes » ont besoin de personnaliser leur génération par une expression musicale spécifique, c’est l’évidence. Je trouve ça très bien… Lorsque je découvre ici ou là par exemple une salle dite « des musiques amplifiées » mise à la disposition des rockers au premier abord je ne peux que m’en féliciter… Autrefois pour jouer il fallait faire ça plus ou moins clandestinement, dans un coin de garage. Subir les plaintes des voisins, les critiques des « vieux » car le rock était une musique loin d'être acceptée. Maintenant les décideurs essaient de le récupérer comme une sorte de défouloir dans des endroits dédiés histoire que les jeunes se tiennent bien sages… Même la très sérieuse chaîne Arte fait la part belle au rock à côté de la musique classique. Rappelons-nous par opposition la rareté des apparitions télévisuelles des groupes rock durant les années 60-70…

Certains disent que le rock n’est pas une musique mais un état d’esprit. Je ne suis pas loin de les rejoindre. Mais peu importe, si on se sent bien en posant du rock sur notre platine pourquoi nous en priver ? Le samedi 13 avril, le Disquaire day nous a rappellé qu’au moins au niveau du choix du support musical les générations se retrouvent.

Amitiés vinylmaniaques,

SERGE