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. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « Nostalgie des années soixante »

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NOSTALGIE SIXTIES :

Rentrée scolaire... il y a longtemps maintenant
01-09-2020

Tous les mois je vous présente des photos autour d'une thématique.
Cette rubrique sera récapitulée sur une série de pages du sites au fur et à mesure des publications.
On va soit les retrouver dans la rubrique "Histoires de disques" soit dans la rubrique "Nostalgie sixties". (Voir le plan du site sur la page d'accueil)

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En cette période de rentrée scolaire, (en plus hélas assez spéciale), quelle que soit votre génération, l’école primaire doit être porteuse de souvenirs pour vous comme pour moi… L’idée m’est donc venue en présentant quelques objets qui me sont précieux malgré leur modestie d’évoquer le temps des porte-plume dans l’optique « nostalgie sixties » … J’espère ainsi à travers mes souvenirs perso, faire ressurgir également les vôtres… que vous pouvez éventuellement m’expédier pour en faire profiter les visiteurs du site.

Cliquer sur les images pour les visionner dans une meilleure définition Photo 1. – L’an dernier, sur le vide-grenier de Mornac, en Charente Maritime, je me suis soudain exclamé : « J’avais le même ! ». Il s’agissait du plumier en bois sur la photo numéro 1. J’avais oublié l’aspect précis de la chose, mais là, devant moi, c’est revenu, pas de doute c’était « mon » plumier vers 1962-1963… « Il me le faut », sur ce vide-greniers je l’ai payé cinq euros mais si le vendeur avait voulu il aurait pu me le vendre bien plus cher. Du coup il m’en proposa d’autres mais ils étaient différents de « mon » plumier… Cet objet en bois peut paraître « rustique » en tout cas il était solide, la présence de celui-ci plus de cinquante-sept ans après en atteste. Et avec des gaillards comme nous il fallait de l’hyper costaud vu les déprédations à subir. On ne peut y ranger finalement que peu de choses. Mais à l’époque on avait juste le minimum : porte plume, crayon, gomme, stylo « Bic »… Ces plumiers en bois furent rapidement remplacés par les trousses « plastoque » qui avaient une capacité nettement supérieure, donc adaptées à l’essor de la consommation qui va monter en flèche. Rapidement donc « adieu le plumier en bois » mais il est resté dans mes souvenirs.

Photo 2. – Je présente une plume Sergent Major originale, vendue à l’époque par la société Blanzy Conté Gilbert car là aussi on est en plein symbole. Le porte-plume, l’encrier blanc qui s’encastrait dans les coins à droite et à gauche des pupitres biplaces cela résume bien l’école de la République période sixties (et bien avant d’ailleurs). La boîte (déjà) plastique retrouvée dans les souvenirs familiaux comme la plupart des objets qui vont suivre, contenait douze plumes. Actuellement elles sont toujours fabriquées, sans doute pas par le même fabriquant, mais toujours par boîtes de 12… J’ai essayé à nouveau d’écrire à la plume, c’est comme le vélo, ça ne l’oublie pas. Après tout ce temps une assez belle écriture fut obtenue et surtout cette possibilité de jouer sur les pleins et les déliés… Bien que muni prudemment d’un buvard, pas de « pâté » à déplorer…

Photo 3. – Les bouteilles actuelles d’encre Waterman, dont l’une m’a permis mes essais d’écriture à la plume, avec leur forme caractéristique n’ont pas changé, elles aussi. Seul le graphisme de l’étiquette est différent. La forme particulière du flacon, on le voit expliquée sur l’emballage, était très astucieuse. On s’en servait soit pour écrire avec son porte-plume chez soi, loin de l’encrier du bureau réglementaire scolaire, soit pour faire le plein des stylos encre à piston que certains possédaient. La plupart n’étaient pas chers à l’achat mais, comme le nouveau crayon bille « Bic » on n’avait le droit de les utiliser que sur les cahiers de brouillon. Sur les cahiers « du maître » on ne rigolait pas, seul le porte-plume avait droit de cité et accessoirement le crayon à papier pour les figures géométriques.

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Cliquer sur les images pour les visionner dans une meilleure définition Photos 4, 5. – Les porte plume, on le voit, il y en avait de différentes sortes. Les moins anciens utilisaient eux aussi la matière plastique. Au-delà de l’usage scolaire officiel, ils permettaient pas mal de jeux… Ainsi en pinçant son porte plume entre trois doigts, et en exécutant un gracieux (mais discret pour des raisons de sécurité) mouvement de haut vers le bas, on pouvait le planter violemment sur le plancher de la salle de classe (dzeuiiinnnng !) Les deux pointes se tordaient alors (et pas de rire), difficile ensuite d’écrire proprement ! Ce « loisir » était assez fréquent, d’où la demande incessante aux parents de nouvelles boîtes Sergent Major pour rééquiper nos porte-plume. On bricolait également de sortes de petites fléchettes avec des bouts de bois à l’aide du tout nouveau rouleau de ruban adhésif « Scotch ». Le culot de la plume était enfoncé dans une sorte d’empennage, plus ou moins réussi, permettant des trajectoires plus sophistiquées mais aussi risquées pour le tireur car le maître veillait… En surchargeant la plume d’encre et en bloquant brusquement le porte plume face à un buvard on obtenait également de belles œuvres d’art moderne par la projection plus ou moins précise de grosses gouttes d’encre… Je ne m’étendrai pas, dans la même démarche, sur l’utilisation du corps d’un crayon bille « Bic » délesté de sa bille et son tube encreur en tant que sarbacane, je pense que vous êtes nombreux à connaître, inutile de trop développer, des jeunes visitent ce site… En tout cas tout cela n’explique-t-il pas en partie les dispositifs protecteurs des plumes que l’on trouve sur certains de ces porte-plume ?

En bas de la photo 4, je présente le tout nouveau (dans les années soixante) porte-mine Criterium… Là ça remonte loin, carrément l’école maternelle. Nous n’avions droit qu’aux crayons, à papier ou de couleurs. Un beau jour j’ai vu apparaître ces porte-mine métalliques que n’arboraient que les enfants « de bonne famille » vu leur prix élevé. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai pu me faire offrir mon premier Criterium. L’extrémité que l’on pouvait sortir permettait d’affuter la mine, son envers renfermait une petite gomme… le luxe absolu !

Photo 6. – Tant que nous sommes dans le « snobisme » (pour l’époque) je vous présente mon premier stylo encre à recharge. Je l’utilisais au collège. Son look « moderne » avec la plume enserrée dans le corps du stylo changeait des stylos à piston de facture ancienne et leurs plumes entièrement libres (*). Curieusement dans les vide-greniers on trouve pas mal de vieux stylos à encre et très rarement ce modèle qui, pourtant, était assez répandu… Les cartouches d’encre Waterman actuelles ne correspondent plus, donc je ne peux le réutiliser. Si certains connaissent une cartouche de substitution qui s’adapte… J’emploie le terme « cadeau du certoche » car le certificat d’études marquait la fin de l’école primaire. Pour les enfants de famille athée comme la mienne pas de cadeau de première communion. L’obtention, quasi systématique du « cerfif» (ou «certofe» dans mon coin) permettait aussi de recevoir un beau cadeau.

(*) Ce sont maintenant ces stylos à piston de design rétro qui attirent les snobs beaucoup plus âgés avec notamment l’ultra cher stylo Mont-Blanc… et sa plume résolument dégagée, son gros capuchon, le tout fabriqué avec un soin extrême et des matériaux sélectionnés…

Chronique d'un vinylmaniaque

Septembre 2020

Bonjour à tous,

Donc (presque) tout redémarre, ou du moins on espère… L’Homme, depuis l’aube des temps a su s’adapter. Espérons qu’il n’a pas perdu cette faculté face au défi sanitaire toujours face à nous.

Sur Google… si vous tapez « disques vinyle » une quinzaine de sites, tous commerciaux précèdent Vinylmaniaque.com (sans compter plusieurs sites qui paient leur « pôle position »). Certes, pour une page perso ancienne mode c’est tout de même un résultat honorable. Mais il fut un temps où le site était dans les trois ou quatre premiers… Il y a une quinzaine d’années fleurissaient les pages perso qui concurrençaient voire dépassaient les sites commerciaux. Facebook a semble-t-il changé la donne. C’est bien plus facile de s’exprimer via ce dernier, même si c’est sous une présentation quasi uniforme, en respectant des règles édictées par d’autres. Bienvenue, pour les particuliers dans les catacombes de l’info « Facebookienne ». Les pages perso se font donc rares, souvent remplacées par Facebook.

Ce courant de liberté d’expression peut être comparé à l’essor des radios libres. Dans les années 80 elles étaient partout sur la bande FM. Au bout d’un certain temps, comme maintenant pour les sites perso, les choses sont rentrées dans « l’ordre ». Les fréquences des radios libres une à une ont été achetées par des entreprises, de même de nos jours les sujets traités par les pages perso ont été squattés par des intérêts commerciaux. Il faudra que j’évoque aussi les radios libres, même si cela sort du vintage…

Je fais partie des rares qui persévèrent à essayer de mettre en ligne un vrai site internet, certes, moins sophistiqué techniquement, mais tout de même résistant aux bizness qui s’est développé autour du « renouveau du disque vinyle ». Normalement j’utilise le navigateur Qwant car il se déclare plus « éthique » que Google. Pourtant il me positionne, lui… en 43e place derrière une cohorte de sites mercantiles bien plus importante que Google… Curieux non ? Cela devrait être l’inverse me semble-t-il. Pas un seul site non lié à la notion de profit pour donner un point de vue indépendant sur le sujet « vinyles » sur Qwant avant des pages et des pages et « noyé dans la masse des commerçants »… J’imagine que quel que soit le sujet traité on tombe dans la même problématique. Si on ajoute ces problèmes à la disparition progressive de la presse papier il y a de quoi s’inquiéter me semble-t-il au niveau de la libre expression « de bas en haut ».

Ceci dit, si mon site avait une audience plus importante, pas certain que j’arriverais à répondre à tous vu qu’actuellement j’y arrive tout juste ! J’écris sans doute ça pour me consoler…

Donc, à l’image des écoliers je reprends la cadence de deux mises à jours mensuelles. Mais pour moi qui joue en solo, pas besoin de masque ! Pour ceux qui reprennent le travail je souhaite bon courage…

Amitiés vinylmaniaques,

SERGE