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. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « Nostalgie des années soixante »

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HISTOIRES DE DISQUES

Six 45 tours collectors...

01/07/2019

Tous les mois je vous présente des photos autour d'une thématique.
Cette rubrique sera récapitulée sur une série de pages du sites au fur et à mesure des publications.
On va soit les retrouver dans la rubrique "Histoires de disques" soit dans la rubrique "Nostalgie sixties". (Voir le plan du site sur la page d'accueil)

1. Pink Floyd
EP "Arnold Layne"
(1967) Columbia ESRF 1857
800 euros*
2. Tony Sheridan / The Beatles
EP "When the saints"
(1962) Polydor 21914
700 euros*
3. The Birds
EP "No good wthout you baby"
(1966) Decca 457 114
650 euros*

4. Syd Barret
Single "Octopus/Golden hair"
(1970) Harvest C 006 4435 ML
10 500 euros* !!!
5. The Doors
EP "Break on through"
(1967) Vogue INT 18129
450 euros*
6. Serge Gainsbourg
EP "Vilaine fille, mauvais garçon"
(1963) Philips 432 862
1000 euros* ?

Je me risque à évoquer ce mois-six 45 tours rares… et très recherchés (*), donc avec cotations significatives. Vous n’avez qu’extrêmement peu de chances de les trouver en version originale (certains ont des rééditions attention…) Mais bon, on ne sait jamais ! Les cotations pour ces types de disques sont plus que jamais des estimations, le vrai prix se détermine souvent lors d’une vente aux enchères comme pour le disque numéro 4.

1. — Pink Floyd : le tout premier EP des Pink Floyd en France. Le groupe étant encore underground il ne se vendit qu’en très peu d’exemplaires. Ensuite avec l’énorme popularité du groupe cette curiosité sonore devint de plus en plus recherchée.

2. — Tony Sheridan était totalement inconnu… mais les musiciens qui l’accompagnaient, tout aussi anonymes à l’époque vont devenir très célèbres : John Lennon (guitare), Paul Mc Cartney (basse), Georges Harrison (guitare)… A l’époque le nom de « Beat brothers » leur fut imposé par le directeur du projet. Ce disque fut enregistré à  Hambourg. Quelques mois plus tard, à Liverpool les Beatles vont enregistrer avec leur vrai nom « Love me do » leur premier succès, la saga va commencer… Il y eut ensuite deux rééditions de ce disque, avec des pochettes différentes . Elles ont la mention "Beatles". Vu la montée en puissance du groupe Polydor a essayé d’exploiter ces enregistrements le plus possible.  Ces pochettes "Beatles" ont des cotations plus basses mais tout de même élevées.

3. — Il ne faut bien entendu pas confondre ces « Birds » avec the « Byrds » de Roger Mc Guinn… Il s’agit d’un groupe typique du « british beat » dirigé par Ronnie Wood. Style « Mod » dans la lignée des Who et autres Small faces.

4. — Ce single de Syd Barret vient de défrayer la chronique. Pour info, il y quelques années, « Juke box magazine » l’estimait 1000 euros, précipitamment en 2016 ils « montent » leur estimation à 5 000 euros. C’est le prix auquel ce disque fut mis aux enchères lors de la vente de la discothèque de Radio France la même année. Le résultat est tout de même démentiel : 10 500 euro pour ce petit single dans une pochette en papier, ça fait cher le kilo, on en conviendra. Syd Barret participa au début des Pink Floyd mais vu ses problèmes personnels entre autres d’addiction il fut remplacé par David Gilmour en 1968. Certains des membres historiques des Pink Floyd l’ont tout de même aidé pour produire ses albums solo. Ce single décliné de son second album est totalement passé inaperçu à l’époque. Avec le temps l’intérêt des collectionneurs pour cette rareté est vraiment monté très haut, comme on le voit.

5. — Ce premier EP des Doors édité en France est passé assez inaperçu. Le groupe, comme pour le disque numéro 1 était confidentiel en France à l’époque. Ce n’est que le suivant « Light my fire » qui refléta par la quantité d’achats le nombre grandissant de fans du groupe. On le voit de nombreux collectionneurs rêvent de posséder le premier disque français des Doors.

6. — Ce disque de Serge Gainsbourg eut plusieurs pochettes. Celle qui est présentée, et justifie cette cotation, est extrêmement rare, voire carrément introuvable ! Elle fut, on ne sait pas pourquoi, rapidement remplacée par une autre pochette (armes et chapeau posés sur une poutre). Cette dernière a d’abord été imprimée en noir et blanc et ensuite en couleurs. Ces deux pochettes, bien que plus répandues, sont également très recherchées. Ce disque matérialise le « passage » de Serge Gainsbourg dans un style musical plus
« yéyé ». Il contient également son plus grand succès « la Javanaise ».

(*) Rappel – un disque peut être certes très rare, mais n’intéresser personne. C’est la rareté associée à l’intérêt des acheteurs qui fait monter la cotation. D’autres disques tout aussi rares mais n’intéressant personne ne valent quasiment rien.

E D I T O R I A L — Juillet 2019

Bonjour à tous,

Souvent, notamment sur les vide-greniers, on me demande :
— Vous êtes collectionneur ? Combien de disques avez-vous ?
— Entre 5 400 et 6 000 disques. Au début de ma collection je ne « rentrais » pas les vinyles sur une base de données donc certains ne sont pas comptés...
— Hé bé, (rappel : nous sommes dans le sud), ça doit vous prendre de la place !
— Moins qu’on peut le penser, tout rentre, pour l’instant, dans une seule pièce. Mais elle est remplie de bibliothèques remplies de vinyles. Je connais des collectionneurs qui disent en posséder 15 000...

Certes, ces quantités de disques peuvent impressionner certains. Mais il faut savoir tout de même que si une collection de 15 000 exemplaires est composée de galettes valant un ou deux euros par rapport à une autre collection de 1 000 pièces composée de microsillons avec des cotations de dix à plus de cent euros, on va dépasser en valeur la première collection de façon spectaculaire !

Le fait d’avoir mon local à vinyles quasiment plein m’impose ce que j’appelle, comme le font certaines bibliothèques, « le désherbage ». Il s’agit de supprimer les disques un peu « fatigués » ou sans trop d’intérêt à l’écoute et les remplacer par certains plus attrayants. Dans les années quatre-vingt dix, lorsque je me suis remis à chercher des disques je n’étais pas trop regardant. Certaines pièces trop « craquantes » ont ainsi été achetées... et disparaissent donc petit à petit, remplacées par des choses bien plus intéressantes.

Donc, pour consoler ceux qui disposent de peu de place, si vous en avez les moyens, il vous « suffit » d’acheter des vinyles rares et chers et vous aurez une belle collection sans pour autant qu’elle couvre des hectomètres de murs.
Bon, après ces élucubrations « vinylistiques » certains d’entre vous partir en vacances, je leur souhaite de bien en profiter. Pour ma part les travaux sur ma maison se terminent, il ne nous reste plus qu’à ranger tout le fourbi des affaires déplacées.

Amitiés vinylmaniaques,
Serge