. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « Nostalgie des années soixante »

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Histoires de disques... récapitulation n° 12
Autour de Boris Vian
Je vais comme d’hab. aborder le vaste sujet de cet immense personnage, modestement, à travers mes souvenirs personnels et ma collection de vinyle.

Comme beaucoup de jeunes de l'époque yé-yé je découvris très peu glorieusement Boris Vian en 1966 grâce un un groupe Belge «Les Sunlights» qui fit un hit à "Salut les copains" (!) grâce au «Déserteur». «Messieurs qu’on nomme grands...» etc etc avec les premiers mots répétés en anglais (cela devait faire encore plus «mode» à l’époque). Il s’agissait encore à cette époque d’une version "consensuelle" de cette chanson dont les premiers mots originaux sont «Monsieur le Président...» (inacceptable encore en 66...) La fin également de la version originale fut édulcorée dès les années cinquante par la plupart de ses interprètes : «Que je tiendrai une arme / Et que je sais tirer» remplacé par «Que je n’aurai pas d’armes / Et qu’ils pourront tirer» (il est vrai que par exemple pour les pacifistes qui utilisèrent parmi bien d’autres cette chanson, ce gars qui est prêt à tirer sur les gendarmes cela faisait désordre) ne parlons pas des censeurs de droite, de toutes façon pour eux, quelle que soit la version, cette chanson était inacceptable (et l'est toujours actuellement pour certains d'entre eux). Certes le nom de Boris Vian "nous disait quelque chose", on en entendait parler, mais sans ces bons vieux Sunlights ils ne serait pas revenu au premier plan de l'actualité médiatique, deux ans avant 68...

(A dr. photo de l'album de R. Anthony contenant "Le Déserteur") En 1954 ce texte avec bien d’autres fut déposé à la SACEM par Boris Vian.Le tout premier interprète, mais uniquement dans les cabarets, censure oblige, fut Mouloudji. Cette chanson a été interprétée par, entre autres, Boris Vian lui-même, puis après 1960, par Serge Reggiani, Juliette Gréco, Richard Anthony (!), Johnny Hallyday (!), Dan Bigras, Leny Escudero, Dédé Fortin, Joan Baez, Hugues Aufray, Marc Lavoine et Peter, Paul and Mary, Jacques Higelin... ainsi que les Sunlights. En 1983, Renaud en fait une adaptation, sous le titre «Déserteur».

En 1956, Boris Vian publia cette chanson sur vinyle à l’intérieur d’un mythique 33 tours 25 cm «Chansons probables et improbables» qui rassemblait ses chansons les plus connues. Il fut décliné en deux super 45 tours EP, chacun prenant une des faces du 33 tours : 4 chansons «probables» pour le premier et 4 chansons «improbables» pour le second. Ce fut un échec absolu vu la censure qui fait que ces vinyles ultra rares ont des cotations spectaculaires. A noter que ce 25 cm a été réédité plusieurs fois depuis les années 1990 jusqu'à nos jours.

Les tentatives de censure liées à cette chanson et ses adaptations ont été nombreuses et on perduré jusqu’en...1999 (!) Paul Faber, politicien parisien se déclara choqué par la chanson et demanda qu’elle soit censurée. Boris Vian répondit par une lettre ouverte mémorable mais qui n’empêcha pas cette censure qui ne fut levée (officiellement) qu’en 1962.

Durant la guerre du Viêt Nam, «Le Déserteur» fut chanté lors des manifestations pacifistes notamment par Joan Baez et Peter, Paul and Mary. En 1991, elle est revenue à l’ordre du jour pour s’opposer à l’intervention occidentale dans la guerre du Golfe. Renaud a publié une adaptation «Déserteur» en 1983 (album "Morgane de toi) qui revint à l'ordre du jour vu l'actualité... En conséquence, la chanson pacifiste a été inscrite sur la liste de proscription des radios..

En 1999 une directrice d’école à Montluçon, fut suspendue à vie de la direction d’établissement pour l'avoir fait chanter à deux élèves pour illustrer les commémorations du 8 Mai.

C'est la version de Mouloudji qui sera utilisée à partir des années soixante par les associations militantes, syndicales... (album "Un jour tu verras" contenant "Le Déserteur"). Ensuite, Peter, Paul and Mary la chanteront, aux États-Unis, au début de la guerre du Viet-Nam. Chanter Le Déserteur en France, en 1963-64 était beaucoup moins problématique qu'en 1954 (chanson «Pauvre Boris» de Jean Ferrat). Parût à cette époque un album compilation des grands succès de Boris Vian qui comporte «Le Déserteur». Ce vinyle post-mortem reste le vinyle le plus répandu relativement à Vian et eut plusieurs rééditions (attentions aux références). Si vous voulez écouter Vian avec le son "vinyle", je vous recommande cet album relativement facile à trouver.

Ceci-dit, comme tous les Français on connaissait Boris, au moins en tant que créateur de chansons mais sans savoir qu'elles étaient de lui. Par exemple Henri Salvador qui fut un de ses premiers interprètes et complices chantait «Faut rigoler avant que le ciel ne nous tombe sur la tête» et autres chansons dans le même style comique. avec beaucoup de succès (album "Salvador s’amuse"). N’oublions pas le talent de Boris était multi-facettes. Je ferai l’impasse vu la spécificité du site sur les innombrables autres activités et évoquerai tout de même ce jazz d’après-guerre dont Vian fut un des promoteurs dans les clubs dits «Rive Gauche» notamment auprès de Claude Luter..

Autre facette de Boris par rapport aux disques vinyles, la période dite «rock parodique». Boris n'aimait pas le rock, comme beaucoup de sa génération (difficile de voir de nouveaux courants arriver ? conflit de générations ?) Les premiers disques de Rock 'n' roll arrivent des USA. Aussitôt, Boris Vian, Henri Salvador et Michel Legrand créèrent «Rock and Rol Mops» un «rock parodique» que Salvador édite en vinyle sous le pseudo «Henry Cording». Boris Vian produisit ainsi plusieurs autres Rock 'n' roll parodiques.En 1967 Henri Salvador publie «Salut Boris» un album qui reprend les succès de cette période (crédits de Boris Vian, Michel Legrand, H Salvador et... Mac Kak).

De nombreux artistes chantèrent du Vian (ou s’en inspirèrent). Serge Reggiani fut un de ceux qui utilisèrent le plus ses chansons. En 1964 Serge Reggiani publie l’album «Serge Reggiani chante Boris Vian».

Extrait du coffret «Boris Vian intégrale» de 1965 avec Pierre Brasseur, Magalie Noel etc. un petit EP avec quatre chansons de Vian interprétées par Reggiani.

Reggiani, à mon avis, fit notamment une reprise à mon avis la meilleure version du «Déserteur» sur son album n° 2 «Bobino». La chanson est précédée du «Dormeur du Val» de Rimbaud et clôt cet album... ainsi que cette rubrique.

Si vous voulez en savoir plus sur Boris Vian, tout d’abord la rubrique Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Vian#Biographie

Deux sites remarquables :

http://borisvian.org/

http://www.devianlazizique.com/


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