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Mes scans du mois 3

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Récapitulatif des parutations précédentes « Scans du mois » :

Scans du mois page 1 Scans du mois page 2 Scans du mois page 3
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Scans du mois (récapitulation n° 3)...

Cliquer sur chaque photo pour agrandir l'image.

Nostalgie des années soixante...
Tous les mois je vous présente quatre scans autour de cette thématique que je récapitule sur cette page.
À noter, pour les visiteurs "historiques" du site en 2003 et 2004 qu'ils retrouveront certaines photos déjà publiées mais qu'il m'a paru intéressant de conserver en permanence sur le site :
cette rubrique sera en effet récapitulée sur une série de pages du sites au fur et à mesure des publications (comme la rubrique précédente « Mes premiers SP »).

Vinyles « de Noël » 01/12/07

The four aces
« A merry Christmas... » (195?)
Decca DL 8191 (Pressage USA)
Bing Crosby
« White Christmas » (195?)
Brunswick DZ 177 007
The Platters
« The Platters chantent Noël »
Mercury 135.323 MDY (196?)
Mahalia Jackson
« Christmas with Mahalia »
CBS S63450 (1968)
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Autres vinyles « de Noël » : « Les Compagnons de la chanson chantent Noël » / « Negro spirituals of Christmas » (The Golden gate Quartet)

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La famille réunie, souvent de la musique en arrière-plan, d'où le fait que beaucoup d'artistes tablaient (et tablent encore sur cette fête familiale) pour vendre...
Quelques vieilles galettes autour de ce thème..
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« Leçons de danse » 01/01/08

Anton Letkiss
EP « Letkiss »
Chubby Checker
LP « For twisters only »
Bruce Channel
EP « Hey girl ! »
Billy Bridge
EP « Le grand "M" »
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En ce début d'année, nous avons tous en mémoire quelques soirées conviviales ou souvent la danse était de la partie... Durant les années soixante le vinyle était porteur parfois à son verso de conseils « chorégraphiques » pour exécuter les pas à la mode. Je trouve cela émouvant car révélateur de l'aspect interactif du vinyle, les acheteurs plaçaient la galette sur l'électrophone, saisissant d'une main la pochette s'essayaient à danser. Je me souviens ainsi lors d'un repas chez mes parents avoir vu les « anciens » s'essayer au Twist devant le vieil électrophone Thomson...

1.— « Anton Letkiss et son orchestre » le nom est déjà évocateur, le verso donne des conseils pour exécuter cette danse je dirais « rurale » à l'aide de minuscules petites photos d'une certaine « Myriam Michelson »
2. — Le roi du twist c'était Chubby Checker, n'en déplaise aux « récupérateurs » yé-yé français ! L'interprète (le vrai, méfiez-vous des imitations...) de l'inoubliable « Let's twist again » / « Viens danser le twist » sur le verso de son LP « For twisters only » nous explique en anglais, à condition d'être aussi souples que lui, l'art du twist.

Le Madison et son grand « M » eut un peu moins de succès que le Twist durant le début des années soixante mais quelle longévité en revanche ! On le danse toujours dans certaines boîtes ou bals = deux leçons de Madison :
3. — Bruce Channel, au dos de son EP « Hey baby » nous donne une première leçon à l'aide d'icônes finalement assez claires...
4. — Billy Bridge, chanteur yé-yé typique, au dos de son EP « Le grand M » nous donne une autre version de la chorégraphie de ce Madison qui fit vendre semble-t-il pas mal de disques...
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Sixties, le règne de « la clope » 01/02/08
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Richard Anthony
Léo Ferré
Jeanne Moreau
Jacques Brel
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En cette période de restriction de l’usage du tabac... un petit flash par l’intermédiaire du vinyle sur quelques fumeurs célèbres... Il était fréquent, durant les années soixante, de voir un chanteur, surtout de charme, manipuler élégamment une cigarette et jouer avec les volutes de fumée devant les caméras en susurrant (notamment Gilbert Bécaud, Jean-Claude Pascal...) D’autres pochettes de ma collection auraient pu être ajoutées : (Jacques Bertin, Johnny Hallyday, Serge Gainsbourg, etc.) sans compter les fumeurs de pipe (Brassens, Francis Blanche...) ; de cigare (Philippe Clay...) les chanteurs étrangers (Jimi Hendrix..) ; qui tous ont été immortalisés en train de fumer sur une pochette de disque. Parmi les artistes précités, ceci expliquant sans doute cela, ceux qui sont encore vivants ont abandonné cette dangereuse habitude depuis longtemps.
Sur la même thématique, pour illustrer l’évolution des mentalités, je mettrai en ligne quelques anciennes pubs sur le tabac destinées aux jeunes et particulièrement « fumantes » surtout avec notre regard de 2008...
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Le vinyle et le mythe de la moto 01/03/08

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Johnny Alton & his boys (!)
« Rock and roll story »
Aba (197?)
Janis Joplin
"J. Joplin's greatest hits"
CBS (1973)
Johnny Hallyday
« A tout casser »
SP Bulgare licence Philips
The byrds
20 golden hits
Villa (Hollande) 1979
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Autres vinyles « culte moto » : Compil « Rock rock rock » (MFP 1974) /
« Rock anthology » Double compil Mercury (197?)

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La moto... finalement dans ma petite ville de province, au début des sixties elle était paradoxalement démodée. « Les copains », les yé-yé, c’était plutôt le temps des « mobs » Flandria, Malaguti, petits engins transformés en sortes de minimotos (gros phare, réservoir horizontal, minuscule guidon, échappement trafiqué)... Je me souviens que le moto-club de mon bled était à la limite de la dissolution, oui la moto à cette époque c’était quasi ringard... Certes quelques films donnaient à la moto une image mythique style « La fureur de vivre ». Je me demande si, finalement, vu qu’à la Libération les motos jouaient surtout le rôle de voiture pour ceux nombreux qui n’avaient pas les moyens d’en acheter et se rabattaient sur une Motobécane 125... Avoir une voiture ça c’était branché, parc réduit donc peu d’occasions... Et puis vers la fin des sixties on vit arriver Honda... Les première motos relativement abordables commencèrent à se répandre, suivies d’autres marques surtout Japonaises. On revit alors aussi des engins européens : Triumph, BSA, BWM, Norton, NSU et enfin des Harley-Davidson ! Au ciné il y eut « La motocyclette », « Easy rider », « Continental circus ».
Et le vinyle dans tout ça ? : il évoqua la moto sur les bandes son des films précédents et ensuite, finalement on trouva des représentations de motos sur des compils dans le style “Moto = rock”. Même sur les deux versions (USA et France) de la bande son d’Easy rider elles n’apparaissent pas ou alors au verso... Citons tout de même même le tandem Gainsbourg-Bardot qui surfa sur le mythe des mythes : l’Harley-Davidson ; Johnny, Janis Joplin qui posèrent sur des motos bien que la plupart d’entre eux n’étaient pas utilisateurs de ce type d’engins. Comme tous les symboles, c’est plus une icône, une représentation graphique, qu’un réel mode de vie, les musicos rock ont assez de matériel sonore à gérer sans en plus faire de la mécanique ! Tels les Beach boys, qui n’ont pratiquement jamais mis le pied sur une planche de surf autrement que pour les séances photos des pochettes d’albums, la motocyclette représente avant tout un décor évocateur pour pochettes d’albums ! Actuellement, seuls les amateurs de country music sont vraiment en phase avec le milieu biker me semble-t-il...
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Barbie... Encore un jouet des année soixante qui est finalement devenu objet culte
dans ses premières versions...
01/04/08

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1. Midge (début sixties)
2. Skipper (1965)
3. Francie (1966)
Barbie (1967)
Barbie... ce jouet mythique des années soixante que j’évoque ce mois-ci est aussi l’occasion de saluer particulièrement les visiteuses féminines du site qui sont d’ailleurs quasiment aussi nombreuses que les hommes... Comme je l’ai fait précédemment avec les Dinky Toys, je ne prétends pas rivaliser avec les nombreux sites spécialisés mais juste évoquer un coup de cœur et vous présenter quelques pièces parmi la collection d’une personne qui m’est très chère... Nous avons bien sûr choisi des poupées typiquement sixties, porteuses de nostalgie, différents membres de la « famille » Barbie ou plutôt Mattel le fabriquant. Si vous souhaitez que je développe cette thématique faites-le moi savoir de même que pour toutes précisions éventuelles.
1. — Midge, au début des sixties cette poupée très rare maintenant ne se trouve quasiment jamais sur les vide-greniers ou alors au prix (très) fort...
2. — La petite Skipper de 1965 est elle aussi une curiosité maintenant, quelle petite fille accepterait de s’habiller ainsi de nos jours !
3. — Francie de 1966, arbore un de ces cirés qui faisaient fureur à l’époque...
4. — Barbie, la fondatrice de la famille Mattel dans sa première version avec cils de 1967 et un look classique (pour l'époque).
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Mai 68, il y a quarante ans... 01/05/08

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Dominique Grange
LP « Chansons de mai... »
Évariste
SP « La Révolution »
+ Photo verso
« Les événéments de Mai 68 »
(propagande gaulliste)
« Les journées de Mai 68 »
Journalistes de RTL

« Mes 68... » 40 ans déjà ! Il me paraît inconcevable, dans la logique « nostalgie sixties » de ne pas évoquer cette période, « ces événements » comme on disait, qui ont marqué ma vie et celle, je pense, de beaucoup d’autres qui ont vécu cette époque... Je propose donc à ceux que cela intéresse de lire mes souvenirs, comment j’ai vécu « mon mai 68 » sur une page spéciale que j’ai intitulée « 68 année hérétique ! » Vous y verrez que, même dans une petite ville de province, loin des gaz lacrymogènes, le pays entier fut interpellé...

Pour en revenir aux vinyles, comme d’hab. j’en ai sélectionné quatre qui m’ont paru emblématiques. De nombreux chanteurs ont évoqué Mai 68 : Léo Ferré (« Paris je ne t’aime plus » ; « L’été 68 » ; « Comme une fille ». etc.) Claude Nougaro (« Paris Mai »), Renaud (« Hexagone »...), Georges Brassens « Le boulevard du temps qui passe » , J-R Caussimon « Le printemps de mai », Jean Ferrat « Au printemps de quoi rêvais-tu ? » , Colette Magny « Nous sommes le pouvoir », Georges Moustaki « Le temps de vivre « et surtout le magnifique « Mai 68 » du regretté Jean-Michel Caradec (chanté également par Le Forestier) que je vous recommande d’écouter si vous ne connaissez pas... A noter également la longue fresque sonore « Fais que ton rêve soit plus long que la nuit » de Vangelis (LP "Poème symphonique" paru en 1972 chez Europa Sonor Studio à Paris) et même le « Street fighting man » des Rolling stones qui fut inspiré par ce printemps chaud dans le monde entier. Cependant les disques qui suivent me paraissent emblématiques car entièrement axés sur ce sujet maintenant historique et pour les deux premiers réalisés « à chaud ! » :
1. Dominique Grange : » Chansons de mai » (Expression spontanée ES 68) — Écouter surtout « Les nouveaux partisans » hymne de la Gauche prolétarienne, et le très connu « À bas l’État policier » chanté sur les barricades sur l’air de "Heili Heilo", ainsi que « La pègre »... Voici LE disque typique sur ce sujet, cette actrice des « événements » militante anarchiste passionnée nous les hurle, on a l’impression d’entendre les cris, les explosions de grenades, point d’images et métaphores romantiques, les mots sont crus, violents, on est dans l’action !. Le graphisme de la pochette concourt à cette véritable remontée dans le temps, on y est vraiment ! Toute sa vie Dominique Grange est restée fidèle à ses idéaux anarchistes et contestataires. Elle est la compagne du dessinateur de BD Tardi.
2. « La Révolution / La Faute à Nanterre » par Évariste et les chœurs du CRAC (CRAC 001).Evariste, alias Joël Sternheimer est un personnage étonnant qui m’a toujours fasciné par son destin atypique... J’ai donc réalisé un petit texte résumant son existence anticonformiste
(voir la page : « d’Évariste à Joël Sternheimer ». Lors du mois de mai 68 il publia un 45 tours simple lui aussi devenu document historique : le recto est dessiné par Wolinski et les mentions du verso sont aussi emblématiques et restituent l’ambiance du temps...
3. « Les événements de mai 68 » ( Barclay XBLY 88010-2) Contrairement au graphisme de la pochette, ce disque est « contre » Il illustre la contre-attaque médiatique gaulliste sur tous les terrains même sur ces vinyles qui échappaient à leur censure. « L’autre France » celle de Sardou, Sarkozy (qui débutait) et consorts, celle de ceux qui criaient avec l’extrême droite « Cohn-Bendit à Dachau » et écoutaient le « Mes universités » de Philippe Clay avait besoin de se remonter le moral, l'alerte avait été chaude, de leur propre aveu... La thématique de ce 33 tours « la réforme oui la chienlit non » essaie d’atténuer les avancées sociales obtenues dans une sorte de « même pas mal ». À l’écoute on à l’impression que tous les acquis de l’époque et bien ils les auraient lâchés même si on le leur avait demandé gentiment. En fait on le leur a demandé très méchamment, il a hélas fallu toujours que de pauvres bougres se fassent taper (voire plus) dessus pour aller de l’avant...
4. « Les journées de mai 68 » (Polygram 844 728-1) Les journalistes de RTL (également ceux d’Europe I) furent les seuls de l’audiovisuel de l’époque qui purent librement enregistrer sur le vif les émeutes, ces nuits furieuses, que l’on écoutait sur les transistors. Grâce à eux ces reportages impressionnants restent, témoignent pour l’Histoire future... Devant l’impossibilité, bien longtemps après, de diffuser ces enregistrements sur les chaînes nationales, le Gaullisme étant toujours au pouvoir, il publièrent et rééditèrents des vinyles sur lesquels on trouve une synthèse de leur travail. Ils nous rappellent une autre conséquence de cette révolte, une autre révolution, celle des médias qui à partir de cette époque, entamèrent un dangereux (toutes les vedettes de l’époque : Drucker, Zitrone, etc furent licenciées ou mises au placard) et long combat pour la libre expression à la radio et télé nationale...

Rappel. pages complémentaires :
« 68 année hérétique » mes souvenirs d’une petite ville de province ;
« d’Évariste à Joël Sternheimer » l’étonnant destin d’un yé-yé révolutionnaire-chercheur scientifique...

(A suivre) Rubrique mise à jour tous les débuts du mois...
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