. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « Nostalgie des années soixante »

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« Histoires » de disques
(récapitulation n° 16)...

Cliquer sur chaque photo pour agrandir l'image.

Tous les mois je vous présente quatre scans autour de deux thématiques : « "Histoires" de disques » et « Nostalgie des années soixante »

À noter, pour les visiteurs "historiques" du site en 2003 et 2004 qu'ils retrouveront certaines photos déjà publiées mais qu'il m'a paru intéressant de conserver en permanence sur le site :
ces rubriques seront en effet récapitulées sur deux série de pages du site au fur et à mesure des publications.

"Mini Discs"
un format de disques atypique et vite abandonné

01/12/12

« Micro Boum » ou « Mini Boum » une tentative de commercialisation d’un nouveau format de vinyle a vu le jour en 1967. Un petit disque de 15 cm qui tournait en 33 tours avec trois morceaux par face enchaînés a vu le jour.
Vu l’évocation du terme «boum» (surprise-parties) ces disques étaient peut-être destinés à une utilisation lors de ces dernières vu les morceaux enchaînés genre compils "Formidable" traitées ici le mois dernier. On trouve dans ces disques des compilations «soul/rnb» qui effectivement sont adaptées à cet usage. Des «miniboum» consacrés à un seul artiste existaient également : Otis Redding, the Jimi Hendrix Experience, Eric Burdon and the Animals, Aretha Franklin, the Young Rascals, Wilson Pickett, Arthur Conley, plus deux compils rnb et on a fait le tour de cet éphémère catalogue...
Je me souviens avoir acheté à l’époque deux de ces disques. Effectivement l’intérêt était la facilité de transport. On pouvait l’emporter dans sa poche vers un tourne-disques ami... Et aussi (et surtout) aussitôt après l'audition, hop on le remettait prudemment en poche ! Mais cela n’a semble-t-il pas suffi pour assurer le succès commercial de l’opération. On arrivait et... entre deux "Johnny" ou "Christophe", on glissait prestement du vrai rnb sur la platine et l’ambiance chauffait bien plus d’un seul coup. Johnny face à un de ces monuments de rnb ou pop ne faisait pas le poids longtemps...
Reste une incontestable curiosité, ce support sonore atypique, heureusement contenu dans une petite pochette double glacée sympa. Chaque fois que j'en déniche un à un prix acceptable je ne résiste pas. La pochette droite ouverte un peu comme la poche d’un kangourou (d’où le graphisme sur certaines) reste amusante. Pour l’écoute c’est autre chose, il vaut mieux bien sûr écouter les prestigieux originaux en 33 tours bien plus pratiques finalement. La production, vu les artistes était généralement Barclay mais on trouve aussi la mention «production CED» sur certains exemplaires curieusement légèrement différents. "Mini boum" devient "Micro Boum", la poche du kangourou devient la poche du tablier d’un petit ours dessiné en couleurs. Des labels Stax, Atlantic, alternent avec Barclay.
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Beatles pochettes "papier"...
premiers singles français

01/01/13

1. "All you need is love"
Odéon FO 33
(1967) 12 euros*
2. "The Lady Madonna"
Odéon FO 111
(1968) 30 euros*
3. "Hey Jude"
Odéon FOS 127
(1968) 12 euros*
4. "The Ballad of John & Yoko"
Apple 2C006-04108M
(1969) 12 euros*
Pour les Beatles, la mutation pour le grand public français entre les super 45 tours à 4 chansons et les «simples / singles» à deux chansons commence en 1967 avec «All you need is love». Donc fini les belles pochettes glacées place au papier... Une vingtaine de ces disques, modifications de versions comprises, vont être édités en France. Vu les gains financiers de ces tubes planétaires pourquoi n’avoir pas conservé, comme pour les singles des Stones, de belle pochettes glacées même pour contenir un single ? Symboliquement une baisse de qualité des pochettes accompagnait ce qui faut bien nommer également un decrescendo de qualité artistique, prélude à la disparition du groupe...
Problème pour les collectionneurs, fragilité donc usure bien plus spectaculaire à ancienneté égale que pour une pochette glacée. Difficile de trouver en état VG++ presque mission impossible en «EX»... Reste là encore, j’écrirais «malgré tout» la nostalgie. Je me répète mais «All you need is love» et plus tard «Hey jude» avaient la particularité d’être aussi longs qu’une plage classique de EP avec les deux courtes chansons... Ces «shuntages» decrescendo des Beatles rendaient l’audition plus confortable en l’allongeant. Ecouter un single de «2’35’’ plus ou moins de bonheur» c’est frustrant il faut sans arrêt intervenir sur la platine !
1. — Il existe également une première pochette «provisoire» en papier blanc, trou centreur, et juste les mentions typographiques de la deuxième pochette en rouge. Ce «All you need is love» que j’entendis avec surprise en plein cours de maths en 67, provenant d’un classe voisine. Une jeune (et jolie) étudiante anglaise, qui donnait des cours de perfectionnement d’anglais avait décidé d’utiliser ce disque et sa traduction en français comme thème de cours... La tête du prof de maths... «shocking !». Le back side de ce disque le «harissonien» «Baby you’re a rich man» nous rappelle, avec ses sonorités indoues, le décès récent de Ravi Shankar...
2. — Les pochettes suivantes, bien plus répandues, donc avec une cotation plus basse (12 euros*) ont la mention «Lady Madonna», exit «The (Lady Madonna».
3. — Quatre versions (légèrement) différentes de cette pochette ont été produites et ont la même cotation.

Magma : et vint le temps de la fusion
01/02/13

1. Eponyme (2 LPS)
Philips 6 621 032
(1970) 50 euros
2. 1001° centigrades
Philips 6397 031
(1971) 55 euros
3. Mekanik destruktiw kommandoh
Vertigo 6499 729
(1973) 30 euros
4. üdü wüdü
RCA FPL 17332 1976
(1976) 35 euros
1969...Christian Vander matérialise un nouveau courant musical par la création de Magma. C’était dans l’air du temps, les expériences musicales foisonnaient. Du rock, du jazz, de la musique contemporaine, des voix... on appela cela le Zeulh.
Près de 150 musiciens vont se succéder durant une quarantaine d’années comme Didier Lockwood.
«Mekanïk Destruktïw Kommandöh» le second mouvement de «Theusz Hamtaahk» va être le disque le plus célèbre. Ce genre de musique ne peut s’écouter «en faisant autre chose», il faut entrer dans l’univers Magma donc bien sûr pas de gros succès commerciaux.
A noter la présence de Stella Vander ancienne star yé-yé. Celle-ci sût donner un souffle nouveau à Magma, notamment au niveau des parties vocales qui jouent un grand rôle dans «Mekanïk Destruktïw Kommandöh».
Pas facile de dénicher leurs vinyles. Mais je ne peux que vous conseiller d’écouter si vous ne connaissez pas. En cette fin des sixties la France n’existait pratiquement pas dans l’univers pop. Ce dernier pourtant vivait son apogée. Ce groupe novateur fut une exception notable.
Coïncidence j’ai appris inopinément leur passage près de Bordeaux et je vais donc, dans quelques heures, assister à une soirée "kobaienne" qui risque de réchauffer mon hiver...

Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band

01/03/13

1. Une pochette vraiment historique, symbole d'une époque...
2. Odeon PMC 7027
Premier pressage FR (mono)
(1967)
3. Odeon PCS 7027
Deuxième pressage Fr (stéréo)
(1967)
4. Apple 2C 066-04.177
Une des nombreuses rééditions
(1978)

1. — A noter la présence d'un insert cartonné dans la pochette. Il n'est imprimé que d'un côté et représente des graphismes destinés à être découpés...
3. — Et vint la stéréo... Outre les différences de référence on note également en haut à droite de la pochette un autocollant "doré" rond "Pathé Marconi Stéréo" mettant en avant ce plus technologique pour l'époque...
4. — (pour les néophytes) A partir de 1968, tous les vinyles des Beatles vont arborer le logo d'Apple, la société qu'ils viennent de créer. On notera également le remplacement du sigle "BIEM" par "SACEM" (voir la page "La pêche au vinyle" où l'on trouvera également des explications relatives à la référence "2C ...").
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Si un album mérite l'attention du vinylmaniaque c'est bien celui-ci. Je l'ai d'ailleurs évoqué il y a dix ans (déjà) sur une page spécifique du site (mes mythes sixties). D'innombrables versions, rééditions, pictures discs, parodies pourraient générer une thématique de collection pour ce seul opus des Beatles. Je me propose de vous montrer trois versions que je possède. Les deux originaux français et une réédition parmi les nombreuses existantes. Tout cela pour dire, plus que jamais, qu'il faut examiner de près ce qu'on achète notamment si on recherche un tirage original sixties... Pour illustrer cette multiplicité de tirages quelques cotations parmi bien d'autres (comme toujours prix état neuf) :
Sgt Peppers lonely hearts club band Parlophone PMC 7027 mono = 55 €
Sgt Peppers lonely hearts club band Odéon PCS 7027 mono = 50 €
Sgt Peppers lonely hearts club band C066 04177 = 35 €
Sgt Peppers lonely hearts club band Vinyle de couleur C066 04177 = 35 €
Sgt Pepper - Odeon SHZE401 (Allemagne) = 50 €
Sergeant Peppers Phonogram PHO 7021 B1 Picture disc = 45 €
Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band, Apple SEAV - 11840 (Vinyl Marbré) USA = 60 €
Sgt Peppers Lonely Hard club band Capitol MAS 2653 = 60 €
Sgt Peppers Lonely Hard club band Capitol SMAS2653 = 80 €
Musique classique et pop music...

01/05/13

1. The Moody Blues
Days of future passed
Deram SML 707
1967
2. Ekseption
Classic in pop
Philips 6 311 001
1969
3. Deep Purple
The Royal Philarmonic orchestra
Harvest SHVL 767
1969
4. London Symphony Orchestra
Hooked on rocks classics
Dacapo L 11 200008 35
197?
Evoquer la longue relation amour haine entre la musique classique et le courant pop rock mériterait plus que quelques lignes. Finalement tout est résumé par ce courant musical si riche et encore productif dit « Rock progressif ». J’écris amour/haine car bien sûr au nom du conflit de générations qui accompagna le déferlement pop les amateurs « adultes » de musique classique dédaignaient voire méprisaient souvent cette « sous musique pop » pire que tout comme son nom le revendiquait, « populaire »…
Là aussi les prestations du Royal Philarmonic Orchestra avec des groupes pop, (exemple disque n° 3) parmi tant d’autres exemples démentent en partie le conservatisme du milieu « classique »… Certains orchestres classiques en général anglo saxons s’amusèrent même à interpréter de la pop (disque no 4) même si le résultat était parfois « kitsch » ! Mais dans la plupart des cas ce fut l’inverse qui se produisit. Les artistes pop adaptèrent nombre de thèmes classiques voire créerent en s’inspirant de la musique classique. Cela allait parfois jusqu’au plagiat « A whiter shade of Pale » etc (voir la rubrique du site sur les plagiats/ressemblances musicales).
Ainsi naquit une vraie tendance du courant pop. Personnellement et je suppose comme beaucoup c’est l’album des Moody Blues « Days of Futures passed » qui me fit réaliser c’est espace nouveau de création qu'on allait nommer rock progressif (disque no). Il y eut même ce curieux groupe belge « Exception » (disque no 2) qui repiqua tous les classiques à sa sauce. Ils eurent même un tube « The Fifth » adaptation de la Cinquième Symphone de Beethoven qui déclencha la polémique de la part de certains « conservateurs musicaux ». Des morceaux originaux inspirés de la musique classique furent souvent des créations marquantes de la fin des années soixante.

Yves Delyr et son aventure musicale

01/09/13

Il s’appelle Yves Souchon, de la famille du Souchon «qu’on connaît» qui est son oncle... Pour cette raison il utilisa le pseudo d’Yves Delyr pour essayer de publier ses vinyles en France, dans les années 80...
J’ai évoqué son disque sur le site. Il m’avait intrigué à l’époque, vu la grande quantité d'exemplaires de cet album qu’on trouvait dans les vide-greniers bordelais... Et en plus j'avais bien aimé ce disque.
Récemment Yves est tombé sur cette page. Lui qui a tiré un trait sur cette période de sa vie en quelque sorte est retombé dans son passé... Il m’a envoyé un courriel sympa et nous avons échangé quelques mails... Avec son accord je publie ici quelques extraits de ses courriels qui évoquent son aventure musicale et les hauts et hélas les bas de la publication de ses disques...
(le passage en gras et en gros caractères est mis mis en valeur de mon fait)
«Comme ma voix était assez proche de la sienne à l'époque (Alain Souchon), je n'ai pas pu échapper à Des comparaisons ! La seule solution pour moi fut d'émigrer au Canada, où j'ai fait une carrière éclair de deux ans. Alain était peu connu là-bas à l'époque car il n'aimait pas prendre l'avion, or les Canadiens n'aimaient que les artistes qu'ils pouvaient d'abord voir en chair et en os. Avec ma chanson 'le Gai Laboureur' j'ai gagné un concours qui mettait en compétition les 4 principaux pays francophones et dont la finale se déroulait à Montréal. C'est ce qui m'a permis de démarrer là-bas, littéralement du jour au lendemain. J'ai fait tout de même quelques télés et radios en France (Jean Louis Foulquier, José Arthur, Anne Sinclair et d'autres) mais c'était peu comparé avec mon activité au Canada.

A peine deux années plus tard (en 1984) je tirais ma révérence au showbusiness (...). J'ai fait beaucoup de métiers par la suite et aujourd'hui j'habite en Thaïlande. J'ai 57 ans... en 1981 j'en avais donc tout juste 25.

Mon premier disque était un 45 tours, enregistré chez WEA.
J'ai quitté WEA parce-que le Directeur de Production avait changé peu après la sortie de mon 45T et je ne me suis pas entendu avec le nouveau (...) Le précédent était Christian Hergott et son approche était radicalement à l'inverse (il a lancé Michel Berger, Michel Jonasz, Véronique Sanson, Eddy Mitchell et bien d'autres !) J'avais commencé à travailler, pour un second 45T, avec un auteur/compositeur/interprète/arrangeur déjà très connu (vous verrez son nom dans les remerciements au verso de mon album) qui avait déjà écrit pour le titre principal un arrangement magnifique. Ce nouveau producteur l'a écarté d'un revers de main en me disant 'je vais te trouver un autre arrangeur, je n'aime pas pas ce musicien... J'ai tourné les talons.

Dans votre très aimable commentaire sur mon album vous vous demandez comment il se fait que mon disque était facile à trouver dans votre région, et à cela j'ai la réponse C'est tout simplement parce-qu'il a été pressé là-bas (par contre j'ai oublié le nom de la Société qui a fait le travail). La maison de production elle-même (GGB) était à Paris et elle était minuscule, avec seulement 2 artistes à son catalogue, un groupe Brésilien exceptionnel du nom de Xoro Roxo... et moi ! Elle a été créée à la fin des années 70 par Michel Bonnecarrère, musicien et producteur, et Gilbert Blanc, Ingénieur du Son.
Comme ils avaient tous deux très confiance dans mon travail ils ont fait presser une grande quantité de disques, dont environ 80 000 ont été vendus au Canada, mais très peu en France (peut-être une dizaine de mille) pour les raisons expliquées plus haut. Lorsque le CD est arrivé le stock de mes albums restant dans les entrepôts bordelais devait effectivement être assez conséquent. Tout cela a été vendu par lots et c'est presque étonnant car en général le sort des vinyls invendus c'était plutôt la casse !
(...) C'est bien que des gens comme vous se penchent sur les décades précédentes... c'est vrai qu'on était nombreux à soigner nos textes, mais il y avait tout de même pas mal de nanars, et dans les chansons récentes j'entends aussi de la belle poésie parfois. Les être humains auront toujours des choses à raconter, la seule chose qui change c'est le style... et le marketing. Avec internet et l'implosion du droit d'auteur, il est certain que les auteurs-compositeurs sont dans une situation paradoxale... il est très facile de diffuser mais quand à gagner sa vie avec son art, c'est une autre affaire !

(...) Vous savez je ne regrette pas que mon disque se soit peu vendu en France, vu qu'au Canada il a très bien marché, donc pour ce qui était de 'faire l'expérience du succès', j'ai eu ce que je cherchais et cela m'a beaucoup appris, sur le monde, les autres et moi-même (suffisamment en tous cas pour décider d'arrêter net l'aventure showbiz deux années plus tard alors que justement ça marchait très bien pour moi là-bas). Encore une fois ce qui m'étonne c'est la propension qu'ont parfois les objets d'avoir leur vie indépendante, et l'exemple de ce vinyl est caractéristique, puisque vous et moi nous parlons aujourd'hui grâce à lui, et cela 32 années après sa création.

Le fait qu'un artiste 'marche' ou non relève d'une multiplicité de facteurs, et la chance en est un, le talent aussi bien sûr mais il y en a beaucoup d'autres. Par exemple il faut qu'il soit 'en phase' avec son époque. S'il est en avance ou en retard, le déclic ne se fait pas. Il faut aussi que le marketing soit bien orchestré, or dans ce domaine les maisons de disques faisaient souvent n'importe quoi - je parle à l'imparfait parce-que je ne sais pas trop comment les choses se passent aujourd'hui.

Pour ne prendre que mon cas personnel, ce fut assez folklo, écoutez par exemple l'histoire rocambolesque de mon premier 45 tours:

Sorti en Mai 1979, il a été 'découvert' fortuitement un mois plus tard par un animateur de la radio de Monaco (RMC) qui couvrait massivement la côte d'Azur à l'époque. Le service de presse de WEA (trop occupé à cette période critique de l'année par des sorties d'artistes déjà connus) n'avait quasiment rien fait pour le promouvoir et cette découverte était donc un coup de chance car du coup ma chanson 'Les Excentriques' est passée entre 5 et 10 fois par jour au coeur de l'été dans tous les lieux publics de la côte qui diffusaient RMC à ce moment-là. Autant dire quasiment partout car c'était avant les 'radios libres' donc il y avait très peu de stations. Hé bien croyez-le si vous voulez mais le disque était introuvable chez les disquaires ! WEA n'ayant pas du tout prévu ce succès inattendu, a réagi comme un gros pachyderme, et le temps qu'ils se bougent les fesses, l'été était passé et ma chance avec, lol !

J'étais moi-même à Nice cet été-là, et j'entendais ma chanson diffusée encore et encore dans les magasins, restos, cafés et même certaines boîtes de nuit. J'étais effaré et j'avais discuté du problème avec quelques disquaires du coin. Il m'expliquaient que ce genre de couac était fréquent et me racontaient consternés qu'ils avaient entre 5 et 10 demandes par jour pour mon disque, qu'ils ne pouvaient bien sûr pas satisfaire. Vous imaginez que je n'étais pas très bien disposé avec l'équipe de WEA après un tel coup fourré et quand le nouveau Directeur de Production m'a fait son sketch sur l'arrangeur quelques mois plus tard, j'ai compris que je ne ferais jamais rien avec eux. Pourtant c'était une sacrée maison de disques et quand j'avais signé avec eux je m'étais dis 'c'est bon, coco, tu es lancé!'»
Voilà, un témoignage qu’il m’a paru intéressant de publier. Des aspects peu connus du monde musical des années 80, la fin de la prédominance du vinyle, sont évoqués. Tous les disques ont une histoire, comme je l’ai écrit à Yves vu la longévité des vinyles, il restera toujours une trace de son aventure artistique.