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Histoires de disques

Gong, Daevid Allen à travers
ces vinyles dénichés au fil des ans

19 novmebre 2025

Cliquer sur chaque image pour visionner (parfois, pas toujours désolé) une version plus grande

Disques présentés en ordre chronologique.

Sauf indications contraires
pressage français

Cotations indiquées
en état MINT * ne pas l'oublier

Gong, j’ai donc du « matériel » le concernant. En plus les pochettes sont assez réussies. Elles aussi soulignent la créativité du groupe et son originalité. Je pense que vous êtes nombreux à connaître et apprécier ce style unique de rock progressif créé en 1967. Beaucoup savent je pense qu’il fut consitué autour de Daevid Allen. Ce dernier, natif d’Australie fonda en 63 le Daevid Allen trio groupe qui déclina vers Soft Machine, groupe emblématique s’il en est qu’il quitte assez rapidement pour un « exil forcé » en France pour former cette fois-ci Gong en 67. Harmonieux (à mon avis) mélange de jazz et de rock spatial. Il faut quand même à ce sujet faire la différence avec le space rock des groupes « choucroute » allemands, il me paraît plus « rock » que « space » à l’inverse des créations outre-rhin. Gong, qualifié de groupe éphémère au niveau de ses composants et de ses « interruptions » est rejoint par le guitariste Steve Hillage en 1972. Pas mal de péripéties musicales, changements de musicos, voyages notamment en Australie de Daevid Allen… On sait qu’il est décédé d’un cancer en 2015…

Les disques présentés reflètent mes centres d’intérêt autour de cette musique mais aussi le hasard… Occasions de négocier ces albums… Je dois dire que j’ai eu pas mal de chance autour de Gong au niveau de mes recherches. Peut-être sommes-nous moins nombreux que j’imagine à nous y intéresser. Pourtant à travers la saga musicale de Daevid Allen la filiation avec Soft Machine le rend encore plus intéressant. On pourrait même écrire déclinaison, extrapolation. Pas mal de commentaires sur cette page découlent de mes ressentis personnels à l’écoute, j’évoque parfois les circonstances qui m’ont fait dénicher les albums… Bref j’essaie d’être original…moi aussi à mon tout petit niveau. Les migrations des musiciens sont comme souvent complexes. Je laisse aux pros de la revue musicale de détailler toutes ces mutations. Elles ont bien sûr leur importance mais personnellement je me cantonne à un consommateur de musique, l’écoute avant tout, ce qui se passe derrière le rideau est finalement secondaire voire enlève de la magie aux artistes. Donc vous devrez surtout subir mes ressentis personnels autour de ces vinyles. Pour un descriptif plus ou moins pertinent des innombrables mutations le web reste à disposition…


Camembert électrique (1971), Byg 529 353,
estimation 40 euros*

Je pense qu’il s’agit de leur album le plus connu… J’ajouterai le plus délirant mais aussi, à mon avis, le plus « rock »… Spatial certes mais donc ça envoie du bois, du jazz, du Zappa et plein d’autres choses… Un classement « des quinze albums français de rock progressif » sur Youtube positionne cet album second, juste derrière le « Mekanïk destruktïw kömmandöh » de Magma…






Radio gnome part 1 (1973), Virgin V 2002,
estimation 45 euros*

J’allais régulièrement sur les rives de la Garonne à une brocante… Cela devait être autour de l’An 2000. Question vinyles il n’y avait pas grand-chose sauf un jour… Là j’avais fait Jackpot avec un lot de vinyles en super état et assez rares dont ce disque. La pochette est pour moi vraiment réussie, illustration comme souvent de la créativité du groupe.








Angels egg (1973), Virgin V 2007,
estimation 30 euros*


Cela commence par de la flute… mais rassurons-nous cela dérape rapidement, ambiance finalement mystérieuse, presque « religieuse »…. Jean-Christian Michel qui aurait dérapé suite à quelques agapes…Voix qui surgissent en cours de route et accompagnent la musique, donc inversion des conventions musicales. Au fil du disque cela devient plus pop psychédélique. Le verso devient vraiment spatial, départ vers des terres inconnues, musique carrément expérimentale, bref on est toujours dans l’univers Gong ! Les cuivres reprennent la main sur un final/conclusion. Ultime morceau « mystérieux » résumant bien l’ambiance, sorte d’atterrissage sur une terre inconnue, vocaux en guise d’adieu.



You (1974/198?), Virgin 202605,
estimation 40 euros*

Sur ce disque mise en avant d’une flute, "xylophone", cuivres déjantés un peu jazzy sur les bords, musique toujours aussi attachante un peu moins spatiale que sur certains autres albums. Le xylophone ou effet électronique ressemblant est souvent présent sur la musique expérimentale. Zappa et d’autres y ont également souvent recours. Voix d’inspiration « tibétaine »… le délire encore et toujours, j’adore !







1Gazeuse ! (1976/1980), Virgin 202606,
estimation 40 euros*

Un peu plus de violons que d’habitude, percus plus présentes, toujours les cuivres et bien sûr le son genre xylophone… Ambiance assez jazzy dominante, un peu relax, en tout cas pour Gong ! Ah tout de même de la guitare rock mais assagie presque en arrière plan.






Daevid Allen & Euterpe, Good morning (1976),
Virgin V 2054, estimation 45 euros*

Voix doucereuse, accompagnement guitare acoustique et plein d’autres trucs, cela commence comme du bon rock péchu… et puis insensiblement cela décolle tout de même… Apparition du piano, style balade romantique mais plus on approche de la fin ambiance comme souvent « décollage » vers… l’univers de Gong et surtout de Daevid Allen…









Gong est mort (1977), double album, Tapioca TP 10002,
estimation 60 euros*

Faux ou vrai live ? Eternelle question aboutissement à un traficage en studio au milieu duquel des bruits de foule... Au début voix masculines accompagnées de cris féminins… Les vocaux plus présents que sur certains autres disques. Pop limite parodique, un fond « zappien », des trucs plus ou moins bizarres avec la voix mais une ambiance optimiste. Guitares claviers percussions se répondent dans un univers sonore surréaliste, comme il se doit. Ce n’est pas du Zeul comme Magma mais le kobaien est remplacé par des onomatopées, succédané d’un autre langage improbable. Des soli stridents nous rappellent tout de même qu’on est dans un univers malgré tout rock… Comme toujours retour ici et là de cuivres pour des parenthèses plus jazzy… L’univers Gong particulièrement synthétisé sur ces quatre plages. Vers le final ambiance spatiale, symbolique d’un départ vers de nouveaux cieux ?



Daevid Allen, Now is the happiest time... (1977),
Tapioca TP 10017, estimation 60 euros*

Donc album solo… qui démarre avec une longue intro « spanish guitar » on se croirait au début de « Spanish caravan » des Doors ou dans le « Truth » de Jeff Beck mais la voix de Daevid Allen remet en quelques sortes les pendules à l’heure. Longue complainte percus et guitare acoustique bien sûr synthés. Ensuite ambiance plus grave devenant progressivement planante… Vers la fin retour à la guitare acoustique et à la voix redevenue paisible…







Planet Gong live floating anarchy 1978, LTM 1002,
estimation 40 euros*
(dans la configuration "mint" le disque bien entendu n’est pas
« colorié »)…

Pochette « à colorier »… Le possesseur de ce disque est censé s’atteler à ce travail de coloriage avec soin. Personnalisation d’un objet « industriel », la démarche est intéressante en tout cas amusante. Même démarche graphique que pour l’album des Who
« The Who by numbers »… Toutes les pochettes que j'ai pu trouver dans l'univers de l'occasion étaient immuablement coloriées. Après une intro spatiale musique finalement proche de certains groupes pop-rock sixties et seventies… Ensuite retour vers les espaces infinis, décollage vers nulle part et retour vers l’ambiance rock du début. Final avec applaudissements, normal vu la mention « live »…