Site localisé dans la région bordelaise
@ContactSerge


16 "petits illustrés"
restés dans mes souvenirs
de 1963...

J'ai choisi ces pochettes en fonction de critères "affectifs".

Mise en ligne 15/12/08

Cliquer sur chaque photo
pour agrandir l'image
.

1. Buck John
2. Cassidy (Hopalong)
3. Pecos Bill
4. Nevada (Rangers)
5. Pepito
6. Pim Pam Poum

7. Tartine

8. Kiwi
9. Battler Britton
10. Battler Britton

11. Battler Britton

12. Battler Britton
13. Panache

14. Navy

15. Cap 7

16. X 13

Les « illustrés »… c’était de la bd de seconde zone, petit format, pas ou peu de couleur sauf la couverture… Par opposition aux BDS « sérieuses » généralement éditées dans des hebdomadaires (« Mickey », « Tintin », « Spirou », « Pilote ») ou dans des albums. C’était la littérature des « petits minots » majoritairement les garçons, on le voit avec les sujets que j’ai sélectionnés mais il existait des publications pour les filles… On arrachait quelques « nouveaux » francs aux parents pour acheter ces petits « illustrés » comme on disait qui nous faisaient rester tranquilles quelques temps… Au tout début dans mes souvenirs (1, 2, 3, 4) c’était les « livres de cow boys » que je lisais, sans doute en lien avec les westerns que l’on voyait parfois au cinéma lorsqu’on avait l’occasion d’y aller. Aussitôt après on mettait en pratique, avec nos colts à amorces, arcs et armes diverses bricolées dans de furieux combats de rues qui provoquaient la colère des passants, heureusement que les voitures étaient moins nombreuses à l’époque, il y aurait eu des accidents... Je m’intéressais également aux illustrés humoristiques (4, 5, 6) dont la lecture rassemblait garçons et filles. Certains personnages sont hélas sortis de mon souvenir, notamment ce petit indien qui, avec sa tête assommait tous ses ennemis… On était en l’an 1963, la violence était banalisée, la guerre de 40 toute proche avait laissé des séquelles sur nombre d’adultes traumatisés par ces années terribles, il était normal d’acheter des jeux guerriers aux enfants et de les laisser lire des choses aussi violentes… Par exemple le lendemain de Noël c'était une pétarade incessante durant laquelle nous épuisions nos nouvelles munitions (amorces et bouchons). Après les cow boys je m’intéressais, toujours en lien avec les films qui sortaient à l’époque, à la guerre de 40. J'affectionnais aussi des bandes dessinées surtout celles se passant durant la dernière guerre. Il y avait entre autres Battler Britton l'aviateur invincible qui partait en mission sur l'Allemagne en Spitfire, après avoir abattu l'équivalent d'une escadrille de ME 109, quelques Stukas de passage, finissait par être abattu par la "Flak" teutonne. Il ne se décourageait pas pour autant et "subtilisait" dans une base allemande un Focke Wulf aux commandes duquel il retourne vers l'Angleterre, pour passer le temps, il mitraille une colonne de SS, endommage un bateau de guerre sur le Channel et finit par poser en Angleterre son avion intact, générant l'admiration méritée de ses supérieurs et la nôtre ! Les avions et véhicules étaient fidèlement reproduits, mon père qui jetait de temps en temps un œil me confirmait avoir vu tel ou tel appareil quelques années plus tôt… Tous les théâtres de guerre étaient traités, par exemple « Panache » qui évoquait, avec des histoires différentes la guerre terrestre, « Navy » comme son nom l’indique sur le même principe la guerre maritime, « Cap 7 » et « X 13 », plus originaux finalement, abordaient la guerre sur la thématique de l’espionnage…

Juste avant l’essor de la télévision, l’imaginaire des enfants se nourrissait de ces petits bouquins que l’on se prêtait, s’échangeait, se volait, ils sont à mon avis une composante importante de la culture « baby boom », juste avant le déferlement yéyé-twist…

.
Plan du site Vinylmaniaque.com

ACCUEIL Vinylmaniaque.com