. Récapitulatif de l'ensemble des parutions de la rubrique « "Histoires" de disques »

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Histoires de disques n° 31 : Récapitulations...

Cliquer sur chaque photo pour agrandir l'image. Légendes détaillées pour certaines photos en bas de la page
Mis en ligne le 01-04-2018


Ray Thomas et les Moody Blues 01/04/2018

Le 7 janvier 2018, Ray Thomas est décédé... Le chanteur des Moody Blues nous ramène à des souvenirs musicaux depuis 1965 pour certains. Mais pour la plupart c'est en 1967 que "sont nés" les Moody Blues avec un "succès planétaire".

Au milieu des sixties il s'agissait d'un groupe pop-rock anglais comme il en existait beaucoup. Leur premier album en 1965, "The magnificent Moodies" (photo 1) c'est plutôt du rock "péchu". J'ai présenté il y a des années sur le site la version US de cet album, intitulée "Go Now" CLIC ICI

Un titre de ce disque, "Bye bye bird", me les a fait découvrir. Il passait pas mal sur les juke-boxes. Il a été également gravé sur un EP français (photo 2). Du vrai rock, comme on l'aimait à l'époque.

Mais ces musiciens ont vraiment été créatifs en 1967, ils n'étaient pas les seuls certes mais ils ont vraiment eu leur heure de gloire.

C'est carrément le concept du rock progressif qu'ils inventent avec leur album "Days of future passed" (photo 3). Du pop-rock était mélangé avec de la musique dite "classique". Il y avait aussi l'embryon d'un "opéra rock" avec certains morceaux enchaînés... "Nights in white satin" on connaît tous. La version du single a explosé les hit-parade (photo 4). Mais ce n'est qu'une partie de l'album qui mérite l'écoute en entier, même en 2018.

Ensuite... il y eut ce nouvel album en 1968 "In search of the Lord Chord" (photo 5). Certes un bon album, une belle pochette, comme la plupart de celles qui vont suivre. Mais on sent déjà un certain "plafonnement", un peu la même chose en moins "bien". Un autre succès dans ce disque avec "Voices in the sky" (photo 6) est pour moi porteur de souvenirs d'un bel été (après ce printemps 68 dont ont va fêter le cinquantenaire cette année). Les albums se sont succédés mais aucun n'a hélas eu le même retentissement que "Days of future passed". Le décès d'un des membres fondateurs du groupe, à mon image a dû attrister pas mal de visiteurs du site, d'où cette petite évocation.

33 tours chanson française... cotations hors normes

(Ne pas oublier de cliquer sur les images pour les visionner en plus grand. Et éventuellement d'utiliser le raccourci clavier "CTRL+" pour zommer) 02/09/2018

1. Madeleine Ferré
30 cm "Poète vos papiers"
Odeon OSX 12
(1957) 600 euros*
2. Henri Salvador
25 cm "alias Henry Cording..."
Philips 840 547 BY
(1956) 500 euros
3. Dalida
25 cm Eponyme
Barclay 80063
(1957) 100 euros*
4. Georges Brassens 30 cm
"G Brassens qui êtes vous ?"
Philips Réalités V 23
(1960) 120 Euros*

Pour ces vinyles "chanson française" en général seules les publications sixties(*) sont susceptibles, pour certains artistes, de comporter des cotations élevées. Bardot, Hallyday, Gainsbourg, Boris Vian, Manset... on a vite fait le tour. La plupart des autres artistes français ont généralement des valeurs relativement basses. Il ne faut pourtant pas avoir d'a priori... En effet je vous présente quatre disques dont le montant des cotations peut surprendre vu les artistes concernés.

Photo 1. Ce disque de Madeleine Ferré (qui est en fait "un" Léo Ferré) présente en plus des poèmes... Ce genre de vinyles dits de "diction" est généralement peu prisé des collectionneurs. Mais vu l'importance de ce disque dans la carrière de Léo Ferré et son extrême rareté on arrive à cette cotation démentielle.

Photo 2. Les vinyles d'Henri Salvador, vous avez dû le constater, même sixties, restent dans leur écrasante majorité très abordables. Il y a tout de même cette exception, émanation de la période "Henry Cording".

Photo 3. Dalida, même en 25 cm, cela reste largement  abordable. Ce 25 cm "monte" tout de même à 100 euros en MINT... Certes quelques autres disques ont des cotations un peu élevées, mais pas à ce point.

Photo 4. GeorgesBrassens : malgré l'importance de ce grand chanteur ses disques ont des cotations assez basses. C'est tant mieux pour ceux, comme moi, qui l'adorent. Ce disque collector a la particularité d'avoir les chanson entrecoupées par un dialogue entre Georges et un intervenant.

(*) Rappel : pous être certain qu'un disque français a été édité durant les années soixante il suffit de regarder sur l'étiquette (calicot) de ce dernier. Le mention "BIEM" (encadrée) prouve qu'il date de la période antérieure à la gestion des droits d'auteurs par la SACEM. (voir les indications sur le site, notamment rubrique "La pêche au vinyle".

TRILOGIE... trois 33 tours 25 cm emblématiques...

Histoires de disques... Difficiles à trouver (sauf en réédition) dans la grande chanson française
ce sont les trois disques qui me manquent le plus...

Ne pas oublier de cliquer sur les images pour les visionner en plus grand. Et éventuellement utiliser le raccourci clavier "CTRL+" pour zommer) Lire le texte sous les six photos. En bas de page l'éditorial du mois / 01/10/2018

1. Boris Vian
Chansons possibles et impossibles
Philips 76042
(1956) de 400 à 600 euros*

2. Serge Gainsbourg
Du chant à la une !..
Philips 6313 150
(1958) de 400 à 600 euros*

3. Barbara
Barbara à l''Ecluse
La voix de son maître FDLP 1079
(1959) 300 euros*

(*) Je me suis risqué à établir des cotations sur ces disques... Pas évident vu leur rareté. Pour ce genre de raretés seule une vente aux enchères peut donner la véritable valeur au coup par coup...

J'ai déjà évoqué ces disques sur le site, mais les années passent et ils ne me laissent toujours pas indifférent... J'ai pu acheter certains autres 25 cm emblématiques que je convoitais pour les mêmes raisons : le premier 25 cm de Brassens, de Ferré... etc. Peut-être, un jour, un ou plusieurs des disques évoqués ici seront sur mes étagères... Mais je n'ai pas encore vu un marchand les proposer. Et pas question d'acheter "à distance" avec des cotations élevées.

1. — "Chansons possibles et impossibles" / Boris Vian. Boris avec ce disque a tenté sa chance en tant que chanteur grand public. Ce fut un échec qui l'a marqué. On parle de moins de mille exemplaires vendus. Il contient bien entendu "le déserteur"... C'est Mouloudji, bien plus connu du grand public qui interpréta le premier "le déserteur" un an plus tôt sur une "grande" scène". Cela déclencha son interdiction et un tollé de protestations. Pourtant ce dernier avait modifié la fin originale du texte de Vian "Si vous me condamnez/ Prévenez vos gendarmes/ Que j'emporte des armes/ Et que je sais tirer" par «Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer." Plus tard le début de la chanson "Monsieur le Président..." fut remplacé par "Messieurs qu'on nomme grands..."

Ce disque pour moi est une sorte de document historique matérialisant les courants artistiques progressistes dits "rive gauche" de l'après-guerre, le début de la nouvelle variété française qui va suivre.

2. — "Du chant à la une" / Serge Gainsbourg. — Ce premier vinyle de Serge Gainsbourg va confirmer les périodes de galère qu'il va affronter avant de percer. Il se vendit peu. Il a fallu de nombreuses années pour que Serge Gainsbourg devienne une grande vedette au prix de concessions artistiques (période yéyé). Donc disque rare, disque-symbole, donc prix d'achat élevé pour l'original. Il a cependant été suivi par certaines rééditions "d'époque"

2. — "Barbara à l'Ecluse". — Là aussi il s'agit d'un tout premier disque. Ce petit cabaret l'Ecluse matérialisa la montée en puissance de la notoriété de Barbara. Inconnue elle commença à y chanter en 1959. Lors de son dernier spectacle en 1964, elle commençait à être connue. (Elle fut remplacée par un nouveau débutant, Serge Lama).

Un disque fut gravé lors des débuts de Barbara à l'Ecluse. Ce format du 33 tours 25 cm était réservé aux débutants. Les prestigieux 30 cm étaient réservés aux vedettes confirmées. Comme c'est souvent le cas, pour des raisons techniques il s'agit d'un "faux live". Les "bruits d'ambiance" ont été ajoutés en studio. Barbara est revenue dans les années 70 chanter à l'Ecluse. Elle voulait soutenir cet établissement pour lequel, on le comprend, elle avait de l'attachement. Le cabaret avait des difficultés financières mais finit par fermer comme nombre d'autres lieux aussi emblématiques.